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Zarzis en Tunisie : Chamseddine Marzoug offre une sépulture aux migrants morts en mer

C’est dans une ancienne décharge de Zarzis (cédée par la municipalité) que l’ancien pêcheur Chamseddine Marzoug 52 ans, a érigé un cimetière pour les migrants morts en mer. Un combat que mène Chamseddine, afin de leur offrir une sépulture digne. Aujourd’hui, il lance un appelle aux dons dans le but d’aménager un nouveau cimetière.

« Le cimetière des inconnus »

Depuis 2010, l’ancien pêcheur a enterré près de 400 corps, et 77, rien qu’en 2017. Des corps de migrants venus principalement de l’Afrique Subsaharienne. Seulement deux dépouilles ont été identifiées par des proches qui ont survécus au naufrage : Rose-Marie du Nigéria et Najoua du Cameroun. Des fleurs, des planches, voilà ce qui orne cette nécropole de fortune dans laquelle sont enterrés des corps de défunts, non-identifiables. L’ancien pêcheur ne les connaît pas et pourtant, il leur donne et ne les repousse pas. « La vie les a rejetés. Alors, dans leur mort, il faut leur donner des funérailles dignes et dans le respect. C’est la moindre des choses », martèle Chamseddine Marzoug.

Chamseddine Marzoug lance un cri du coeur

Souhaitant acquérir un terrain afin de construire un nouveau cimetière et y bâtir une chambre mortuaire pour y laver les morts, Chamseddine, lance un appel pour une levée de fonds. Ses demandes auprès de l’UE et des autorités tunisiennes afin d’obtenir une aide dans l’aboutissement de son projet n’ont eu aucun effet. C’est avec colère qu’il dénonce le silence pesant des autorités européennes sur le sort que subisse les migrants: « Je sais que la Tunisie est également un pays pauvre, mais les élus et dirigeants des deux côtés de la Méditerranée brassent de l’argent pendant que des gens meurent ».

« Protégeons les humains et non les frontières » voici le cri qu’a lancé Chamseddine Marzoug devant les députés européens en Avril dernier. Un cri qui semble être passé inaperçu au vu des propos du pêcheur: « Je n’attends plus rien des gouvernants d’Europe ou de Tunisie, seuls les peuples peuvent changer les choses. »

Blessé à la jambe, le père de famille ne peut plus prendre la mer depuis deux ans et vit désormais de petits boulots. Quand il ne travaille pas, il partage le temps qui lui reste entre son activité de bénévole au Croissant rouge, son cimetière et le foyer de migrants. « Le dernier costume n’a pas de poches, face à la mort, nous sommes tous humains. Il n’y a aucun papier ou nationalité qui vaille » Chamseddine Marzoug

Pour toutes celles et ceux qui veulent faire un don le lien est dans la vidéo:

 

 

 

 

 

 

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