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Révélation sur l’utilisation du gaz moutarde en Syrie

D’arpres l’Agence France-Presse, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) révèle que du gaz moutarde a été utilisé dans la province d’Alep en Syrie.

Responsables non désignés

Bien que l’OIAC ait été en mesure d’apporter des éléments permettant de dater ces attaques aux gaz, l’organisation n’a pu désigné aucun responsable, conformément à son statut. Les experts en armes chimiques ont rapporté que ce gaz avait été utilisé le 21 août dernier à Marea, ville périphérique d’Alep. D’après des militants syriens et quelques ONG, cette attaque a touché des dizaines de personnes à Marea, là où des combats entre le groupe de l’Etat Islamique et les rebelles se tenaient. Un rapport tenu encore confidentiel sera présenté aux Etats membres de l’OIAC qui devraient se réunir fin novembre.

La version de Médecins sans Frontières

Dans un hôpital d’Alep rattaché à Médecins sans Frontières, des patients soignés ont affirmé que des obus de mortier dégageant « un gaz jaune » avaient été projetés dans leurs maisons. Présent sur place au moment des fait, des militants soutiennent que pas moins de 50 obus ont été tirés pour la seule journée du 21 août sur Marea par l’Etat Islamique.

Du gaz et encore du gaz

A une échelle plus massive, le chlore a également été utilisé sur les insurgés mais cette fois, seul l’utilisateur change. Censé avoir détruit son arsenal chimique après avoir passé un accord avec les Etats-Unis et la Russie en septembre 2013, le régime syrien est ici montré du doigt. Et pour cause, l’OIAC a conclu que du gaz de chlore avait été utilisé en 2014.

La Syrie toujours à feu et à sang, subissant autant d’attaques aux gaz que de bombardements, se vide de son essence et de sa force. Depuis quatre ans et demi de guerre, 250 000 personnes ont trouvé la mort et des millions d’autres ont laissé leur terre et leurs souvenirs sur la route de l’exode pour survivre. Alors qu’aujourd’hui les ONG parlent de « la plus grande crise migratoire depuis 1945″ les grands Etats en sont encore à vouloir se rencontrer pour « lancer des discussions ».

 

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