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Mahmoud Abbas : quand France 24 joue avec son image

Publié le 15 octobre dernier, l’article de France 24, intitulé « Violence en Israël et Cisjordanie : Mahmoud Abbas soutient une résistance pacifique », s’est appuyé sur une vidéo où le chef de l’Etat palestinien se serait exprimé à la télévision palestinienne, le mercredi 14 octobre, sortant ainsi de son silence.

Au cœur de l’information schizophrénique

Alors que nous nous attendons à découvrir à travers la vidéo le discours prononcé par le chef de l’État palestinien où il apparaît en couverture, nous sommes stupéfaits de constater qu’il n’en est rien. Après avoir cliqué, c’est une toute autre information qui se greffe comme par magie. Dans cette vidéo, c’est une journaliste française, nommée Julie Dungelhoeff, qui s’exprime au micro pour faire état de la peur quotidienne que les Israéliens de Jérusalem-Ouest vivent. En tête d’article, l’accroche est tellement mise en avant qu’il serait invraisemblable de douter quant à leur déontologie journalistique. Voici ce que nous pouvons y lire, en caractère gras :

S’exprimant mercredi pour la première fois depuis le début des nouvelles violences en Israël et en Cisjordanie, le Président palestinien a déclaré soutenir un mouvement « pacifique » et affirmé « le droit à se défendre » contre l’occupation israélienne.

Pourtant, cette vidéo en est le parfait exemple, et pour cause, cette illustration trafiquée suscite bien plus d’interrogations qu’elle n’apporte de réponses. Bien pire que cela, elle manipule, transposant des images et des mots prononcés qui éclipsent le vrai discours du Président palestinien :

Nous ne cèderons pas à la logique de la tyrannie, aux politiques de l’occupation et à l’agression que mènent le gouvernement israélien et des bandes de colons qui agissent en terroristes contre notre peuple, ses lieux saints, ses maisons et exécutent nos enfants de sang-froid.

Quand la bataille des mots et des images est engagée, l’information est toujours biaisée au profit d’intérêts dont nous avons bien sûr que peu connaissance, mais il appartient à tous de désamorcer son impact.

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