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Egypte : une écrivain poursuivie pour mépris de l’Islam

Fatima Naoot, journaliste et écrivain égyptienne a récemment fait des déclarations au sujet de la fête de l’Aid al-adha qui n’ont pas du tout été du goût des autorités. Le procès est prévu pour le 28 janvier et elle risque entre 6 mois et 5 ans de prison.

« Le plus grand massacre commis par les êtres humains« 

C’est en ces termes que Fatima Naoot s’est exprimée en parlant du sacrifice du mouton pour l’Aid al-adha sur sa page Facebook. Elle a ensuite précisé que selon elle : « ce massacre annuel est basé sur le cauchemar passé d’un des prophètes, un jour, à propos de son fils, et bien que ce cauchemar sacré soit terminé pour le bonhomme et son fils, le mouton en paie encore le prix aujourd’hui« . Toujours selon elle, ces déclarations ne sont pas insultantes envers l’islam, et elle se revendique, elle-même, pratiquante d’un islam « éclairé ». Elle a également exprimé son regret pour le fait que « les êtres humains justifient leur désir de sacrifice en cherchant des justifications sacrées à leurs actions« .

Une possible peine de prison

Selon la juridiction égyptienne, » toute personne qui use de la religion dans ses écrits ou d’autres médias » pour servir « des idées extrémistes » dans le but de « répandre la discorde », « dénigrer l’une des religions monothéistes » (islam, christianisme et judaïsme) ou « nuire à l’unité nationale », encourt de 6 mois à 5 années de prison. Fatima Naoot sera jugée pour ses propos le 28 janvier dont elle a déja reconnu la véracité mais qui, en revanche, réfute le fait d’avoir insulter ou nuit à la religion. Sur internet, bon nombre d’Egytptiens condamnent ces propos et appellent à l’indignation vis-à-vis de cette journaliste célèbre dans le pays.

A travers un fait comme celui-ci, on peut voir l’importance et l’impact des déclarations sur les réseaux sociaux dans le monde d’aujourd’hui. Internet permet une diffusion extrêmement rapide de l’information mais également des réactions à celle-ci, négatives ou positives. Il est donc plus que primordial de peser chacun de ses mots avant de les faire partager à l’ensemble de la communauté virtuelle.

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