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Kazan, centre religieux musulman de la Russie

Kazan, ville russe, est considérée comme « le modèle Kazan » de part sa réussite pour la cohabitation des chrétiens orthodoxes et des musulmans. Un mélange que l’on retrouve aussi bien dans le style architectural que dans la répartition des confessions des habitants.

La plus grande mosquée d’Europe

Située dans le Tatarstan, à l’est de Moscou, Kazan est aujourd’hui peuplée d’environ 1,2 million d’habitants, répartis de façon quasi-égale entre Russes et Tatars. Les Tatars, minorité ethnique de la Russie, sont le deuxième peuple après les Russes et sont majoritairement musulmans. La ville compte environ 40% de musulmans, 40% de chrétiens orthodoxes et 20% d’athées. Symbole de la communion entre les deux grandes religions, l’inauguration simultanée en 2005 d’une cathédrale et de la plus grande mosquée d’Europe. Une mosquée dont le style architectural unique pousse à la curiosité et ne peut laisser indifférent.

Un modèle fragile

Depuis l’explosion du bloc soviétique, la foi musulmane est en plein essor à Kazan et est pour le moment parfaitement « administrée ». Par exemple, dans le reste de la Russie, il existe pas moins de 80 diverses administrations pour les différentes communautés musulmanes tandis qu’à Kazan une seule gère près de 1300 communautés. En revanche, certaines situations mettent le doigt sur la fragilité du modèle, comme l’enseignement religieux à l’école. Dans certaines régions Russes à dominante musulmane, comme la Tchétchénie, c’est l’islam et l’apprentissage du Coran que l’on retrouve à l’école. A Kazan, on cherche encore la solution, car du fait de l’égalité des deux communautés religieuses, chacun tire la couverture de son côté. Les valeurs de l’islam mises en avant décrites par Rafik Mukhametshin, le recteur de l’université Islamique, sont avant tout la paix, la non-violence et le savoir, ce qui implique un grand respect des autres croyances présentes à Kazan et une recherche poussée sur la compréhension de sa foi.

Ce fragile modèle porte un espoir pour la cohabitation des grandes religions en Europe et dans le monde. Avec un peu de bonne volonté, de respect, et d’égalité, il est possible d’obtenir des résultats intéressants. Aucun modèle n’est parfait, et il apparaît important de commencer par essayer.

 

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