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Des parents d'élèves de l'unique école musulmane du Loiret se sont présentés devant le tribunal administratif d'Orléans afin d'exprimer leur mécontentement

La fermeture de l’unique école musulmane loirétaine maintenue par le tribunal administratif

Douche froide pour la communauté musulmane ! Alors que le début de l’année scolaire commençait avec un goût de victoire, les parents d’élèves de l’école musulmane située à La Chapelle-Saint-Mesmin (dans le département du Loiret, 45) ont vite déchanté lorsque le 26 septembre, moins d’un mois après la rentrée, un arrêté municipal est tombé sommant la fermeture de ses portes. Une décision non sans contestations par la suite, puisque les responsables de l’établissement, des associations, ainsi que les parents d’élèves se sont mobilisés afin de contester cette décision arbitraire…

Une école contestée dès son ouverture 

Le projet de l’Association Montessori, relatif à cette école privée hors contrat de l’éducation nationale, suscitait déjà un vif débat au sein de la Ville.

Ce fut sans surprise que certains élus locaux aient fait tout ce qui était en leur pouvoir afin de mettre un terme à ce projet. A son passage, à savoir le 4 septembre dernier, la commission départementale de sécurité dit avoir noté des défauts de certificats administratifs, mais aussi certains manquements à la sécurité, au sein de l’établissement. Suite à quoi, le premier élu de la Ville, Nicolas Bonneau, avait exigé une mise en conformité des locaux sous quinze jours. Passé ce délai, celui-ci décide alors de prendre un arrêté afin de prononcer la fermeture définitive de l’institution. Cela fait maintenant quinze jours que les 75 élèves sont privés de leur droit à l’éducation, consacré pourtant par l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948) disposant : « 1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »

Un recours administratif pour le moment infructueux…

Suite à cette décision du maire, les responsables de l’école musulmane ont aussitôt introduit l’affaire en justice devant le tribunal administratif d’Orléans. Il en va non seulement, à long terme, de l’éducation de nos enfants mais aussi, à court terme, de la scolarité de ces 75 enfants qui n’ont plus accès au savoir depuis une quinzaine de jours.

Le tribunal administratif de la cité johannique a tranché, ce vendredi 10 octobre, en faveur de l’arrêté municipal. Une décision intervenant quelques jours après l’inscription d’injures et de croix gammées sur le portail de l’école, comme une approbation à la tendance islamophobe qui gangrène l’hexagone ces dernières années…

Reportage (France 3, Région Centre)

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