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Expulsion de pauvres, corruption, meurtres de SDF : les dessous de la Coupe du monde 2014

Plus que quelques jours avant la compétition mondiale de football, période attendue par un nombre incalculable d’individus à travers le monde. A cette occasion, chaque fan de football sera fixé à longueur de journée devant son poste de télévision, ou bien suivra les matchs sur place, dans les tribunes du stade brésilien. Car oui, cette année, c’est au Brésil qu’aura lieu cet événement, ce pays qui prépare ce moment depuis bien longtemps, trop longtemps.

7 ans de préparatifs

Sélectionné en octobre 2007 pour préparer cette nouvelle édition, le Brésil n’y est pas allé de main morte et a tout misé pour satisfaire au mieux les touristes venus spécialement pour l’occasion. Pour cela, quoi de mieux que de leur mettre la poudre aux yeux pour fidéliser sa future clientèle. Mais évidemment, l’un ne va pas sans l’autre. Il faut rappeler que le Brésil reste néanmoins un pays en croissance, un pays qui abrite aussi de nombreux SDF arpentant les rues, et qui présente également une part importante de pauvreté, des personnes sans couverture sociale ni aide financière.

De préparations sportives aux préparations d’obsèques

Vous l’aurez deviné, pour pallier à cette inégalité et cacher la misère du pays qui ne font pas échos au teaser qui passe en boucle sur les chaînes télévisés, les autorités enchaînent, à petit feu, corruption et massacres depuis leur sélection. Près de 195 sans-abris ont ainsi été assassinés à sang froid ou brûlés, pendant que l’expulsion des populations des quartiers pauvres se poursuit, populations jugées indésirables par les autorités pour cette coupe du monde 2014. Un nettoyage social condamné par l’ONU, le Centre national de défense des droits de l’Homme et même Michel Platini, mais pas pour les mêmes raisons. Ce dernier appelle à la trêve avant l’inauguration tant attendue de cette énième coupe du monde :

« Il faut dire aux Brésiliens qu’ils ont la Coupe du monde et qu’ils sont là pour montrer la beauté de leur pays et leur passion pour leur football. S’ils peuvent attendre au moins un mois avant de faire des éclats sociaux, ça serait bien pour l’ensemble du Brésil et la planète football »

Les Brésiliens sont appelés à pleurer leurs morts et se plaindre d’une carence de logements qu’après le départ opportun de ses touristes venus aux aguets pour découvrir ce pays aux couleurs variées, bonne conscience oblige.

Quand certains parleront de minorités, il importe de rappeler que le bien-être d’une population prévaut sur l’intérêt monétaire des commerçants de football.

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