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Charia, ce mot bafoué !

Mot employé ad nauseam par les médias occidentaux, la simple prononciation de ce terme renvoie systématiquement à une notion de barbarie. Un éclaircissement s’impose…

Au préalable, nous avons posé la question suivante à des personnes non musulmanes. Si on vous dit « charia », à quoi pensez-vous ? Rien qu’en prononçant le mot, j’ai ressenti un vent glacial s’emparer des personnes interrogées et pourtant je n’ai pas mis mon qamis fétiche lors de l’interview, tenue correcte exigée. Il faut dire que ma barbe ne m’a pas facilité la tâche. Voici les mots qui en ressortent : cruauté, injustice, mort injuste, lois cruelles, oppression des femmes, condamnations à mort, djihad, sang, lapidation, terrorisme, salafistes, islamistes.

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Vérités séquestrées, vérités bâillonnées

Littéralement, charia signifie la voie qu’il faut suivre, le chemin qui mène à la source, autrement dit la voie tracée par Dieu impliquant des règles de droit, mais pas seulement. Elle est aussi un cadre de principes moraux incluant le culte religieux. Ces six lettres cristallisent bien des frayeurs en Occident, le mot est vidé de sa substance pour attiser la peur à des fins politiques et idéologiques.

La charia utilisée à tort et à travers y est, de facto, assimilée à la terreur, sans oublier l’image néfaste que les médias lui associent. Il faut dire que l’on évoque ce mot uniquement comme un repoussoir, afin de faire peur et ainsi provoquer l’effroi. Il est important de savoir que les règles de droit pénal prises isolément ne peuvent constituer à elles seules la charia.

« Il y a charia et charia. Et il faut, avant d’entonner le grand air de la régression et de la glaciation, savoir de quoi on parle. Charia, d’abord, n’est pas un gros mot. Comme « djihad » (qui signifie « effort spirituel » et que les islamistes ont fini par traduire en « guerre sainte »), comme « fatwa » (qui veut dire « avis religieux » et où le monde, à cause de l’affaire Rushdie, a pris l’habitude d’entendre « condamnation à mort »), le mot même de charia est l’enjeu d’une guerre sémantique sans merci mais continue de signifier, heureusement, pour la majorité des musulmans, quelque chose d’éminemment respectable. » Si même Bernard Lévy la définie ainsi…

Il faut occulter les systèmes d’équité, de justice et de partage qui sont parties intégrantes de la charia. Elle n’est pas un ensemble de contraintes qui ralentiraient l’évolution de l’Homme en le sanctionnant, loin de là. Elle est un cadre de vie permettant à l’ensemble de la communauté musulmane d’atteindre des objectifs tels que : la quête du bonheur, la réussite sociale, etc.

L’Islam fait l’éloge du bon comportement en propageant un véritable message de fraternité, d’amour et de paix. Encore faut-il vouloir l’entendre !

L’Islam demeure une religion piétinée, ouvrons les portes du mensonge, œuvrons avec lucidité. Avilir, galvauder des notions qui relèvent de l’ordre religieux pour des fins idéologiques, prouve une malhonnêteté intellectuelle de la part des médias.

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