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Mali : une « guerre » en cache une autre…

Sur la liste des pays arabes à déstabiliser, après la Tunisie, la Libye, L’Egypte, la Syrie, etc… place à l’Algérie à présent.

 Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie. Car on aime à user de propagande médiatique… Êtes-vous sûr que les armées françaises ont traversé l’Algérie pour se rendre au Mali ?

Lors de sa visite au siège du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), le 15 janvier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, prend connaissance des éléments d’opération de raids aériens.

Sur l’écran qui lui est présenté, on découvre le plan de vol emprunté par les pilotes français : de Saint-Dizier, en France, jusqu’à Ndjamena, au Tchad. La durée du vol est de 9 heures 35 avec cinq points de ravitaillements. Sauf que sur le plan, il apparaît très clairement que les chasseurs-bombardiers survolent…le Maroc.

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Pourquoi laisser planer le doute ?

Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, avait pourtant remercié, le 13 janvier, le gouvernement algérien pour sa coopération en acceptant d’ouvrir « sans limites » son espace aérien aux rafales françaises. Une annonce remplie de subtilité, car en réalité le chef de la diplomatie française a remercié sans confirmer le survol de l’Algérie des bombardiers français. Pourquoi donc Laurent Fabius remercie-t-il l’Algérie pour une chose qui au final ne servira pas à la France ? Pourquoi taire la participation du Maroc ?

En Algérie, Mourad Medelci ne confirme pas les déclarations faites par son homologue français. Rappelons que la République algérienne était rigoureusement opposée à toute intervention militaire au Mali. Depuis le début de la crise, le président Abdelaziz Bouteflika prône le dialogue.

Trois jours plus tard, 32 djihadistes prennent d’assaut le site gazier de Tiguentourine à In Amenas, au sud-est de l’Algérie. Les terroristes ont affirmé agir en représailles à la guerre déclarée par la France au Nord-Mali.

Résultat de la prise d’otages : 37 travailleurs étrangers et 29 terroristes tués. Là aussi, une question taraude de nombreux esprits : comment les assaillants ont-ils réussi à pénétrer aussi facilement dans un complexe gazier placé sous haute surveillance ?

 

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