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La Fondation Mandela appelle à enquêter sur la situation dans les prisons israéliennes

 

Entre l’Afrique du Sud et la Palestine il y a une souffrance commune : l’apartheid. Nelson Mandela par son combat après plus de 27ans passés en prison a contribué à l’abolition de l’apartheid et au respect des droits humains de la population noire d’Afrique du Sud. La Palestine vivant la même tragédie, Nelson Mandela y est attaché et prend très souvent position pour le peuple palestinien.

 

Un homme qui reste engagé au côté du peuple palestinien et des prisonniers politiques

Comme par exemple le 4 décembre 1997 à Pretoria en Afrique du Sud pour  » La Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien », voici quelques une des citations de Nelson Mandela ce jour là: 
« Je suis venu me joindre à vous aujourd’hui pour ajouter notre propre voix à l’appel universel à l’autodétermination palestinienne et à un Etat. Nous serions en dessous de notre propre raison d’existence en tant que gouvernement et en tant que nation, si la résolution des problèmes du Moyen-Orient n’a pas figurer en bonne place sur notre ordre du jour. »
« Lorsque en 1977, l’Organisation des Nations Unies a adopté la résolution inaugurant la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, cela a été l’affirmation de la reconnaissance que les violations flagrantes des droits de l’homme et  l’injustice ont été perpétrés en Palestine. Dans la même période, l’ONU a pris une position ferme contre l’apartheid, et au fil des ans, un consensus international a été construit, qui a contribué à mettre un terme à ce système inique. »
[pullquote_right] »Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens », Nelson Mandela[/pullquote_right]

La Fondation Nelson Mandela pour les prisonniers politiques a appelé samedi dernier à une enquête internationale sur la situation dans les prisons israéliennes ainsi qu’à une conférence internationale sur les prisonniers.

Les Nations Unies appelées à enquêter 

S’exprimant à Amman en Jordanie, et témoignant devant un comité des Nations Unies qui enquête sur les violations israéliennes des droits humains dans les prisons, le responsable de la fondation Buthaina Duqmaq située à Ramallah en Cisjordanie a déclaré qu’Israël voulait « isoler » les détenus du reste du monde.

La Fondation Duqmaq a appelé la communauté internationale à intervenir, notant qu’il n’y avait eu aucune amélioration à la situation tragique dans laquelle se trouvent les prisonniers palestiniens, elle ajoute que les autorités israéliennes ont toujours commis des violations contre les prisonniers, même après le mouvement de grève de la faim de masse, et des témoignages ainsi que des lettres de prisonniers ont été présentés à titre de preuves.

Duqmaq précise qu’il y a plus de 1200 familles qui sont incapables de rendre visite à leurs proches incarcérés, et que les prisonniers de Gaza sont les plus isolés en raison des sanctions qui leur sont imposées (sanctions mises en place pour accélérer la libération du soldat israélien Shalit détenu par le Hamas et libéré depuis sans que les sanctions ne soient levées).

 La fondation Duqmaq a appelé le secrétaire général de l’ONU à organiser une conférence d’urgence sur la question.

Les prisonniers de Gaza vont enfin recevoir des visites après des années d’attente

De son côté, l’Autorité palestinienne, par le biais de son Ministre des Prisonniers Issa Qarage a déclaré que l’administration pénitentiaire israélienne allait autoriser les familles de 25 prisonniers de Gaza à leur rendre visite en prison sur une « base expérimentale ».

Issa Qarage a déclaré que les familles pourront commencer leurs visites à partir du 16 juillet, mais qu’elles seront limitées. Et il y a encore une opposition à laisser 473 prisonniers de Gaza à recevoir les visites de leurs proches.

Certaines des limitations mises en place par les israéliens comprennent une interdiction de visite pour les enfants, la prison de Rimon elle interdit toute visite, a déclaré le Ministre, jugeant la politique d’Israël envers les détenus de « punition collective ».

 Israël avait commencé à limiter ce qu’elle considère comme des privilèges (les visites) pour le Hamas et les prisonniers de Gaza dans le but de faire pression sur le Hamas pour faire libérer le soldat israélien Guilad Shalit, libération qui a eu lieu l’automne dernier à Gaza en échange de plus de 1000 prisonniers palestiniens (dont beaucoup ont été ré-arrêtés en emprisonnés sans raisons les semaines suivantes).

La question douloureuse des visites était l’une des principales revendications des milliers de prisonniers qui se sont mis en grève de la faim au printemps et dont nous vous avions parlé.

 Dans un accord visant à mettre fin à la grève de la faim en masse, les autorités israéliennes avaient convenu de permettre des visites personnelles limitées.

 

Un commentaire

  1. Me JOHN KAZEMBE

    Tous mes respects à vous.
    en lisant les activités de la fondation MANDELA sur internet, je suis plus qu’interressé et je pensais vous demander les conditions à remplir pour que ces mêmes activités soient installées aussi à l’est de la République Démocratique du Congo(RDC).
    Merci pour votre réponse.
    Nous sommes avocat et au 0992670025

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