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Les projets d’amendement de la loi de 1905 du gouvernement

Le quotidien L’Opinion a révélé dans son édition du lundi 5 novembre, l’avant-projet du gouvernement: l’amendement partielle de la loi de 1905 sur le régime des cultes et plus spécifiquement, sur le contrôle des financements des associations cultuelles musulmanes.

Vers un islam d’État

En réponse à la « poussée » de l’islamisme en France, le chef de l’État prévoit plusieurs mesures parmi lesquelles:  la formation des imams, ainsi que la transparence des financements des cultes avec l’obligation de tenue de comptes annuels et leurs déclarations à la Cour des Comptes . De plus, l’administration s’octroie le pouvoir de s’opposer aux versements des dons supérieurs à 10000 € venus de pays étrangers « aux fins d’assurer le respect de l’ordre public et de la securité publique » confie au journal un conseiller du président.

Emmanuel Macron veut instaurer un label d’État de « qualité cultuelle » des associations, qui leur conférerait des droits, notamment  des aides de l’État pour « réparation et rénovation énergétique  » des édifices religieux fondés avant la loi de 1905. Ce label sera délivré par le préfet et sera valable pour une durée de 5 ans.

Les actions menées par la police des cultes seront plus répressives avec notamment l’augmentation des barèmes des amendes ainsi que le durcissement des sanctions: « Inciter directement autrui à ne pas respecter les lois ou les ordres de l’autorité publique » serait passible de 12.000 euros d’amende. Une entrave à l’exercice du culte par des menaces, d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende.

L.E.S Musulmans parlent « d’une mise sous tutelle des musulmans »

La plateforme L.E.S Musulmans ( qui regroupe plus de 200 associations et mosquées partout en France) a publié  dans un communiqué de presse son avis sur ce projet :  » l’ensemble des mesures proposée, dans la même veine, est voué à l’échec puisqu’il ne se construit pas avec les musulmans, mais sans eux, participant à la dépossession de leur parole et de leurs libertés, parmi lesquelles celles de s’organiser comme ils le souhaitent . » Et d’exprimer, à juste titre, leurs inquiétudes quant au sort réservé aux musulmans :« La plateforme L.E.S Musulmans observe donc ce projet de loi avec inquiétude, puisqu’il ne règle pas les problèmes et expose dangereusement les communautés musulmanes à une mise sous tutelle idéologique et politique ».

Selon le gouvernement, pour résoudre les problèmes de la montée de l’islamisme et de la radicalisation, l’État se doit de s’immiscer dans la gestion des associations musulmanes .
On peut alors s’interroger sur les vrais intentions de ce projet et sur la finalité de la réforme qui sera présentée en début d’année prochaine. Affaire à suivre !

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