Accueil / Actualités / Lueur d’espoir : un récit-terrain à Gaza poignant…

Lueur d’espoir : un récit-terrain à Gaza poignant…

Nous venons en aide aux enfants en Palestine, et nous avons rencontré Hani, voici son histoire…

Hani Abu Omera a 12 ans. Il habite à Beach Refugee Camp, un des quartiers les plus pauvres de la bande de Gaza, si ce n’est de toute la Palestine. Hani étudie dans une des écoles de l’UNRWA, bondées et aux ressources limitées. Hani et sa maman, Rehab, vivent dans une petite pièce, où ils dorment tous les 2. Hani y fait aussi ses devoirs et sa mère cuisine.

REHAB – « Je ne veux que le bonheur de mon fils »

La maman de Hani, Rehab Abu Omera, 48 ans, explique avec douleur qu’elle s’est mariée très tard, en 2004, au père de Hani, un homme assez âgé, afin d’échapper à la pauvreté et aux conditions de vie difficiles de sa famille. Son mari était un pêcheur et après trois ans de mariage, il a eu une crise cardiaque qui l’a rendu paralysé, 3 ans avant sa mort en 2010.

« J’ai perdu mon mari après 6 ans de mariage. En tant que mère, je rêve d’assurer une vie convenable et confortable pour mon fils Hani. La vie est très difficile à Gaza parce que tous les Gazaouis souffrentn de l’accès limité aux ressources, c’est pourquoi peu de gens peuvent nous aider en cas de crise ou pour les grandes occasions comme l’Aïd et le Ramadan. »

Rehab continue, les larmes aux yeux : « Je veux une vie heureuse pour mon fils Hani parce que je ne veux pas qu’il vive dans la souffrance comme moi. Mon rêve est d’avoir ma propre grande maison pour y vivre avec mon fils. J’ai tout le temps honte parce que je ne peux pas accueillir mes sœurs, frères et amis dans ma maison, à cause du manque de place. Quand c’est nécessaire, je les vois dans la maison de ma sœur.
Quand j’ai donné naissance à Hani, j’étais très heureuse, il est mon premier bonheur, j’ai considéré sa venue comme un cadeau d’Allah pour compenser mes moments douloureux.

Avec le soutien du SIF, je suis en mesure de fournir à Hani une vie simple mais de base. Depuis qu’il est né, comme beaucoup d’enfants palestiniens, Hani n’a pas eu une enfance comme les autres enfants dans le monde, notamment parce c’est un réfugié. Je me souviens de son premier jour à la maternelle, pour moi ce fût un grand moment. J’ai travaillé très dur pour fabriquer des produits artisanaux et des tricots, pour économiser de l’argent pour qu’il rentre à la maternelle. Maintenant, avec l’aide du SIF, al hamdulillah, Hani est inscrit à l’école et a des bonnes notes. Je suis inquiète quant à son travail scolaire. Les années précédentes, il obtenait de très bonnes notes. En plus de ça, Hani est un garçon très timide, il est seul et distrait. Même si Hani a seulement 12 ans, il agit comme une personne adulte et mature, à cause de nos conditions de vie difficiles. » 

HANI – « Ma mère est ma vie »

Quant à Hani, lui, nous livre qu’il aime son école, une deuxième maison pour lui : « Mon école est très grande et a un grand espace pour jouer. J’ai beaucoup d’amis à l’école, je me sens libre et heureux à l’école, je peux jouer librement et marcher, alors qu’à la maison, c’est trop petit. J’adore mon professeur de langue arabe, il est très gentil et a une manière formidable de traiter les élèves. Je peux comprendre mes leçons d’arabe facilement et il a vraiment eu un impact sur mon travail à l’école. J’ai un bon ami, Ameer, qui est très discipliné et calme. Il partage avec moi son argent quand je n’en ai pas.

Ma mère est ma vie. Je ne peux pas imaginer ma vie sans elle, parce qu’elle souffre pour moi. Je me souvient de mon père et j’ai de bons souvenirs avec lui, je me souviens quand j’avais trois ans, j’avais peur d’un chat, mais mon père m’a aidé et appris à être fort et courageux. Il m’a aussi parlé du voyage en mer que l’on a fait ensemble quand j’avais six mois. C’est pour ça que j’aime la mer. Au jardin d’enfant, ils nous donnaient des biscuits et du jus, je mangeais les biscuits et gardais le jus pour mon père, qui en raffolait sans avoir les moyens d’en acheter.

Mes hobbies sont les arts plastiques et l'artisanat, mais mon rêve est de devenir médecin pour aider les gens à guérir. Je rêve aussi de devenir riche pour acheter des maisons pour les orphelins et les gens sans abris et donner de l’argent pour les pauvres. Je souhaite que mon rêve devienne réalité. »

Dalia – Administratrice Orphelins : « Nous sommes très préoccupés »

Nous connaissions Hani depuis 2011 et nous le voyons grandir de jour en jour. Hani est fils unique et vit dans de très mauvaises conditions. Cela a eu un impact négatif sur sa vie, bien qu’il se soit distingué à l’école, ce qui lui a donné un avenir prometteur. Mais ce n’est plus le cas maintenant. Au SIF, nous sommes très préoccupés quant à son avenir ainsi que celui de milliers d’orphelins que nous parrainons depuis de nombreuses années, parce que la situation se détériore dans la Bande de Gaza.

En tant que travailleurs humanitaires, nous travaillons dur pour aider à améliorer la vie de Hani et celle d’autres orphelins. Depuis 5 ans, le SIF fournit un soutien régulier à Hani par le biais du Projet Orphelins, des distributions de colis alimentaires pour Ramadan et de cadeaux pour l’Aïd. La maison de la tante de Hani est considérée comme le seul endroit agréable où Hani peut jouer et s’amuser.

Maysa – Travailleur social au SIF : « Hani est le seul espoir pour sa mère … »

Malheureusement, Hani vit dans une unique pièce, chose qui est mauvaise pour sa santé. Hani est poli, très calme et obéit toujours à sa mère. Il agit toujours comme s’il était plus vieux que son âge, je le vois dans ses yeux et j’en suis profondément triste. Hani et sa mère n’ont plus personne pour prendre soin d’eux depuis la mort de son père. Sa mère est tout pour lui et il fait de son mieux pour changer leurs conditions de vie en travaillant dur à l’école. Hani est le seul espoir pour sa mère …

Comment aider Hani et tous les autres enfants ?

Divers projets sont mis en œuvre par nos équipes sur le terrain pour apporter une aide concrète aux enfants palestiniens : actions de protection des enfants, réhabilitation de maisons, distribution de colis alimentaires, etc.

Pour soutenir les différents projets du Secours Islamique France, faites un don en cliquant ci-dessous.

JE FAIS UN DON

A titre d’exemple:

Avec 25 €, vous offrez un repas complet et équilibré à 5 enfants palestiniens

Avec 50 €, vous couvrez les besoins essentiels d’un pendant 1 mois

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*