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Une journée « burkini » dans un centre aquatique crée la polémique

Une association décide de privatiser un centre aquatique en autorisant exceptionnellement le port du burkini, ce qui provoque l’indignation générale.

Une journée entre femmes

L’association Smile 13 a décidé d’organiser une sortie et privatiser pendant une journée, en septembre, le parc aquatique Speed Water Park des Pennes-Mirabeau près de Marseille. Sur l’invitation Facebook de l’événement il est stipulé : « Bien entendu, il y aura des maîtres nageurs hommes, c’est la raison pour laquelle l’association à négocié afin qu’exclusivement le parc autorise la baignade en burkini. (…) Par ailleurs, je compte sur vous pour respecter la awra et donc de ne pas venir en 2 pièces (…) Le minimum est un maillot une pièce avec paréo ou short-caleçon ».

Une réaction immédiate

Le maire de la ville cherchant dans la loi une raison valable pour annuler l’évènement annonce vouloir prendre un arrêté d’interdiction « au motif qu’il est susceptible de troubles à l’ordre public », alors que cette notion ne s’applique en principe que dans les cas où l’événement ou la manifestation visés pourraient susciter des émeutes ou des violences.

De nombreux élus de droite, d’extrême droite mais aussi de gauche ont également réagi : « Fini le « vivre-ensemble », place au vivre avec le communautarisme islamique ! » déclare le sénateur-maire Front national des 13e et 14e arrondissements de Marseille, pour qui « un certain nombre de musulmans se coupent volontairement de notre modèle républicain, et se mettent d’eux-mêmes à l’écart de notre société ».

De nombreux internautes ont également saisi l’occasion pour exprimer leur islamophobie en publiant sur le mur Facebook de l’association des photos de porcs portant le voile et des commentaires haineux.

Une réaction jugée disproportionnée

La trésorière de Smile 13 considère que « c’est totalement disproportionné parce qu’on privatise un lieu privé ». La sénatrice socialiste Samia Ghali s’est pour sa part déclarée « écœurée par cette polémique politique visant encore à stigmatiser les musulmans. Cette journée se passe dans un lieu privé, sans subvention publique. De quel droit empêche-t-on les gens de se baigner comme ils veulent ? »

La préfecture de police de Marseille refuse pour le moment d’interdire l’événement mais l’association hésite à le maintenir à cause des menaces reçues.

Oui, on peut qualifier cet évènement de « communautaire », mais cela n’a rien d’illégal étant donné qu’il est organisé dans un établissement privé que l’on peut réserver à la journée comme on réserve une salle des fêtes. Pour ce qui est du port du burkini, là encore, aucune loi ne l’interdit, et le parc en a accordé l’autorisation. Nous ne polémiquerons pas sur l’avis religieux concernant cet évènement. Mais ce que nous retenons, c’est que permettre à ces femmes de profiter de l’été « comme tout le monde » reviendrait à accepter qu’elles soient « comme tout le monde », idée inacceptable pour une France « laïque » .

 

3 plusieurs commentaires

  1. jenecomprendspas

    Bonjour,
    il s’agit d’une organisation privée. Ok
    Mais votre dernière phrase n’est pas acceptable : porter le burkini ne revient pas à accepter que ces femmes soient comme tout le monde.
    Si vous considérez que les femmes peuvent se baigner comme tout le monde, alors c’est devant le regard des hommes sur une plage publique et non pas enfermées entre femmes, qu’elles peuvent le faire.
    C’est l’association burkini + interdiction aux hommes qui pose un pb, pas la loi française, mais les règles de la communauté qui enferment les femmes
    qu’en pensez-vous ?

    • Quand les nudistes se retrouvent pour se baigner entre eux (et sur des plages publiques) ça ne vous pose aucun problème de communautarisme ! Alors pourquoi des femmes ne peuvent elles pas se baigner comme elles en ont envie et dans un lieu privé qui plus est. Donc certains ont le droit d’être nus en communauté et d’autres n’en ont pas le droit parce que habillés ? Mais surtout parce que musulmans ! Quelle est la raison de cette indignation ? Hier c’était les juifs quel on montrait du doigt et à qui on trouvait tous les défauts et tous les maux et aujourd’hui on s’est trouvé une autre communauté à détester : les musulmans ! On ne sait que répandre la haine !

  2. Qu’il est décidément bien difficile de vivre ensemble … ! Les enfants d’aujourd’hui, et notamment les nôtres, sont les adultes de demain … Quel monde leur laissons-nous ? …

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