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Camps de réfugiés sahraouis en Algérie : les ONG tirent la sonnette d'alarme

Camps de réfugiés sahraouis en Algérie : les ONG tirent la sonnette d’alarme

Lundi 20 Juin se tenait le Journée Mondiale des réfugiés. A cette occasion, le Haut-Commissariat aux réfugiés a fait savoir que l’Algérie comptait près de 98 000 réfugiés.

Un constat alarmant

La grande majorité des réfugiés choisissant pour terre d’asil l’Algérie sont sahraouis. En effet, étant « entassés » dans les camps de Tindouf, nombreuses sont les ONG qui déplorent des conditions de vie lamentables. A titre d’information et d’illustration, elles ont estimé à 32 millions de dollars le coût de l’aide globale dans ces camps, englobant ainsi l’approvisionnement en eau, la prise en charge sanitaire (hygiène, santé,…) ainsi que la mise en place d’abris. Hamdi Boukhari, représentant de l’ONU en Algérie a déploré que « seulement 20 % de cette somme sont disponibles pour l’année 2016 ». Dans de telles conditions, il apparaît malheureusement compliqué de répondre à tous les besoins des réfugiés. La section algérienne appartenant à l’organisation Amnesty International a, d’ailleurs pris la parole en vue d’interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité de protéger les réfugiés qui cherchent à fuir l’horreur et à trouver un semblant de dignité. En effet, ils demandent, via le chargé de communication d’Amnesty International, Brahim Mahdid,  « aux autorités algériennes de veiller à ce que la législation garantisse le droit d’être protégé contre le refoulement et garantisse une protection contre l’expulsion, l’extradition, le transfert ou tout autre type de renvoi judiciaire ou extrajudiciaire vers un pays ou un territoire où la personne renvoyée courrait un risque réel de subir de graves violations des droits humains ». L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a, également, rappelé, dans un rapport publié hier, que : «Les réfugiés et les demandeurs d’asile n’ont pas accès au marché du travail, ce qui limite leur autosuffisance. Ils sont également vulnérables aux arrestations/détentions et n’ont pas accès à certains droits fondamentaux», regrette le H-CR dans un rapport publié hier.

Un appel au don pour subvenir aux besoins fondamentaux des réfugiés.

La situation que vivent les exilés se trouvant dans les camps de Tindouf inquiète au plus haut  point le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés.  Ainsi, le 12 Juillet prochain, se tiendra à Genève une réunion composée de pays donateurs. En vue d’atteindre le maximum de personnes, M. Boukhari annonce « qu’un document énumérant toutes les aides humanitaires aux besoins des réfugiés sahraouis sera envoyé à tous les pays sous forme d’appel pour les solliciter à contribuer financièrement à cette assistance humanitaire ».

 

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