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[Vidéo] : un passeur présumé forcé à regarder des enfants morts par des garde-côtes
Capture d'écran

[Vidéo] : un passeur présumé forcé à regarder des enfants morts par des garde-côtes

Au large des côtes grecques, s’est produit une scène insoutenable provoquant polémiques et critiques au sein même du gouvernement grec. Le 15 janvier dernier, la chaîne Sky News diffusait les images d’une opération de sauvetage d’un bateau de réfugiés près de l’île de Samos en Grèce. Des images qui ont provoqué la consternation du ministre grec de la Marine qui n’a pu rester sans silence.

La critique du ministre Thodoris Dritsas 

Dans la vidéo tournée par une équipe de la chaîne anglaise, les journalistes rapportent que les garde-côtes ont arrêté un jeune homme turc. Présenté par ces derniers comme le conducteur du bateau qui a fait naufrage, ils le forceront à regarder les cadavres des enfants décédés jusqu’à ce que l’homme s’effondre en larmes. C’est dans ce terrible drame que trois jeunes enfants ont effectivement trouvé la mort.

Le lundi 18 janvier, le ministre Thodoris Dritsas, s’exprime via un communiqué dans lequel il tient à souligner que la présomption d’innocence est un principe qui se doit d’être respecté.

Nous devrions tous respecter la présomption d’innocence jusqu’à ce que quelqu’un soit définitivement condamné.

Force est de constater qu’ici l’homme a été jugé coupable avant tout procès par les garde-côtes, il déclare que « c’est un comportement clairement inapproprié ». « L’Etat et ses agents devraient garder la tête froide et rester professionnels vis-à-vis de tout détenu, même s’il est accusé d’un crime odieux. »

Le jeune homme turc, âgé de 21 ans, confiera à Sky News avoir été contraint à conduire le bateau. Déféré hier devant le procureur de Samos, nous ignorons encore si l’homme sera poursuivi ou non pour homicide.

Alors que la Grèce accuse les autorités portuaires turques de soutenir les passeurs, le véritable problème n’est semble-t-il que peu abordé, voire occulté. Présentés toujours et encore comme des migrants, l’opinion publique en oublie qu’aux portes de l’Europe comme dans les pays en guerre la mort provoquée par l’homme nargue les innocents.

 

 

 

Un commentaire

  1. Même si on est en service devant ces horreurs on ne peut pas garder la tête froide et si le ministre en question peut le faire il a qu’à changer de métier , ce que les gardes cotes ont fait ce n’est que la partie humaine d’eux qui s’est manifestée

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