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[VIDÉO] - Rob Lawrie jugé pour avoir aidé une réfugiée afghane de 4 ans

[VIDÉO] – Rob Lawrie jugé pour avoir aidé une réfugiée afghane de 4 ans

Rob Lawrie, un ancien militaire anglais de 49 ans et bénévole dans une association d’aide aux réfugiés, a été jugé hier pour avoir aidé une fillette afghane de 4 ans à « quitter la jungle de Calais » pour qu’elle rejoigne son oncle en Angleterre.

Objectif : quitter « la jungle de Calais »

C’est avec un cœur brisé que, depuis l’histoire d’Aylan, Rob a décidé de soutenir et d’aider les enfants réfugiés. C’est ainsi qu’il a pu venir en aide à Bahar, une petite réfugiée afghane de 4 ans, le 24 octobre dernier. Voulant absolument l’aider à quitter la « jungle de Calais », Rob a accepté la demande du père de Bahar qui souhaitait envoyer sa fille vivre chez son oncle en Angleterre. Tout se déroulait bien jusqu’à ce que Rob se fasse arrêter aux frontières du pays, alors que la petite Bahar était cachée ainsi que 2 Érythréens qui s’étaient jetés sur l’occasion.

« Je ne pouvais pas laisser cette petite fille vivre dans de telles conditions. La situation sanitaire y est catastrophique et à l’approche de l’hiver je ne pouvais me résoudre à la laisser là. J’ai donc dit à son père: ‘Ok, faisons-le’ »

Un « délit de solidarité »

Son « délit de solidarité » lui coûtera peut-être 5 ans d’emprisonnement et 300 000 d’amende. Aujourd’hui, Rob attend le verdict de son procès « pétrifié » à l’idée de ce qu’il adviendra de son avenir.

« Je suis pétrifié. J’ai peur d’aller en prison, de perdre ma famille. Mais j’ai toujours dit qu’il ne s’agissait pas de moi, que l’objectif est de médiatiser ce qu’il se passe dans la »jungle ». Comment peut-on autoriser ce qu’il s’y passe? L’Europe n’en fait pas assez pour aider les enfants de réfugiés. Ils ont un futur et si on ne les aide pas maintenant, dans quelques années ils se retourneront et se souviendront que l’on n’a rien fait. » 

Les Etats nous prouvent chaque jour que dans nos sociétés actuelles, venir en aide aux opprimés s’apparente à un délit -voire du terrorisme- alors qu’eux-mêmes sont la source des problèmes qui engendrent ces « aides » devenues vitales pour bon nombre de peuples à travers le monde.

 

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