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Bordeaux : création d'un centre anti-radicalisation
Marwan El Bakhour, président du CAPRI et vice-président de la Fédération Musulmane de la Gironde (FMG)

Bordeaux : création d’un centre anti-radicalisation

Ce samedi 9 janvier, le CAPRI, centre d’action et de prévention contre la radicalisation des individus, a vu le jour à Bordeaux. Mis en place sous l’impulsion de la fédération musulmane de la Gironde ainsi que celle d’un élu de la mairie de Bordeaux, Marik Fetouh et l’avocat anti-sectes Daniel Picotin, ce centre a pour but d’anticiper les actes de radicalisation et d’accompagner les personnes.

Une première nationale

Cette initiative est une première en France, les compétences présentes dans ce centre sont aussi bien religieuses que psychologiques. L’objectif est de suivre, à distance, les personnes dont un signalement pour radicalisation a été fait, afin d’anticiper de possibles actes dangereux mais aussi d’aller à leur rencontre, dans le but de comprendre le pourquoi de leur radicalisation, leur apporter une autre vision de l’islam et faire en sorte de les ramener sur le chemin de la paix. A l’origine de cette initiative, Tareq Oubrou, imam controversé de la mosquée de Bordeaux, qui souhaite aborder sur le fond la dimension religieuse de la radicalisation et déconstruire les envies de lutte armée. Marik Fetouh va dans ce sens :

On peut leur proposer une autre vision de l’islam et réexpliquer certaines notions coraniques comme le jihad qui est l’effort du croyant pour s’améliorer

Le CAPRI souhaite oeuvrer de manière discrète, l’adresse des locaux n’est pas communiquée, les méthodes de travail du quotidien non plus. En revanche, le CAPRI souhaite communiquer sur internet afin de rappeler le message de paix de l’islam et lutter contre la propagande appelant à la guerre et à la lutte armée.

Sur le fond, l’idée est plus que louable et est nécessaire pour contrer ceux qui souhaitent utiliser la religion musulmane pour manipuler les esprits faibles dans un but malsain et guerrier. En revanche, dans la forme, il est nécessaire de disposer de véritables compétences en matière d’islam afin d’être crédibles, convaincants, face aux esprits perdus qui s’aventurent sur le chemin de la radicalisation. Dans la mesure où c’est une initiative nouvelle, accordons-lui le bénéfice du doute, et tâchons d’être optimistes quant à la réussite de ce projet.

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