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Photo prise par les enseignants-stagiaires lors de la répression par les forces de l'ordre, le 7 janvier 2016

Maroc : des enseignants-stagiaires molestés

Le jeudi 7 janvier, des enseignants-stagiaires ont organisé une manifestation qui s’est tenue dans plusieurs grandes villes du royaume. Des enseignants-stagiaires ont cherché pacifiquement à protester contre la mise en application de deux décrets établis par le ministère de l’Education.

La violence en réponse aux revendications

Malgré un mouvement qui se voulait pacifique, la manifestation a tourné au drame alors que le corps professoral tentait de faire valoir ses droits. Les décrets ministériels, toujours en vigueur, ont pour but de réduire de moitié les bourses mensuelles pour les étudiants passant de 2 454,21 dirhams à 1 200 dirhams mais aussi de cesser toute intégration automatique des enseignants-stagiaires dans la fonction publique. Ces nouvelles mesures plongeant les concernés dans des positions inconfortables ont suscité une envie réactionnaire de les dénoncer. Toutefois, les évènements passés concernant les étudiants en médecine qui leur avaient valu d’être eux-aussi malmenés par les forces de l’ordre, n’a semble-t-il toujours pas sensibilisé le Gouvernement. L’histoire se répète inlassablement lorsqu’ils s’agit de revendications. Les 20 000  manifestants présents ce jeudi 7 janvier ont pu observer à leur tour que les forces de l’ordre ne font jamais dans la dentelle.

Suite à cette vague de répressions par les forces de l’ordre, les enseignants-stagiaires ont eux-mêmes diffusé des images montrant des visages tuméfiés ou encore ensanglantés.  Pour les moins chanceux, ils ont été chargés sur des brancards et dirigés vers les hôpitaux publics.

D’après Média 24, Hamid Boujaad, coordinateur régional des enseignants-stagiaires à Rabat, aurait recensé pas moins de 60 blessés  dans la ville d’Inezgane. A ce jour aucune réaction du porte-parole du Gouvernement ne s’est fait entendre…

Les contestations et revendications de ces enseignants-stagiaires ne reflètent que l’indigence dans laquelle ils se retrouvent. Répondre par un matraquage systématique à des demandes légitimes pourrait à terme provoquer un mouvement réactionnaire sans précédent. Il est temps que les responsables prennent des mesures adéquates pour endiguer la précarité grandissante.

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