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Madaya :"je n'ai pas mangé depuis 7 jours"
Capture d'écran d'une vidéo datant du 6 janvier 2016 par Khaled Al-Adlaby

Madaya : « je n’ai pas mangé depuis 7 jours »

Madaya, une petite ville syrienne à la frontière du Liban, fut assiégée durant plus de trois mois par les troupes du régime Assad, et ce, malgré une trêve conclue avec le régime. Dans cette ville de 42 000 habitants et pour la très grande majorité des civils, des hommes, des femmes et des enfants se sont vu mourir de faim par une famine provoquée par des hommes sans conscience.

La mort pour seule issue

France 24 rapporte que les habitants de Madaya étaient tout simplement pris en otage. La seule issue possible était soit de mourir de faim soit d’être criblé de balles. Ceux qui cherchaient à fuir le territoire devaient emprunter des routes minées et traverser des chemins barrés par des fils barbelés où des snipers guettaient les lieux afin de maintenir le blocus à tous. L’OSDH, l’Observatoire syrien des droits de l’homme affirme que  13 personnes ont été tuées en tentant de s’échapper.

L’appel à l’aide

Les images d’un enfant qui jure par Allah ne pas avoir mangé depuis 7 jours, d’un nourrisson qui depuis un mois est privé de lait et doit se contenter d’eau sont insoutenables. Amer Bourhan, un médecin d’une ville voisine s’est confié à France 24, leur révélant que bon nombres d’habitants étaient sujet à des évanouissements fréquents à cause de la malnutrition et la faim qui les tenaillent. Il en a recensé une cinquantaine, rien que la semaine dernière. Depuis juillet dernier, le sort de Madaya n’a fait qu’empirer et les prix des denrées alimentaires ont littéralement explosés. La nourriture se faisant rare, certains n’ont eu d’autres choix que de manger des feuilles quand d’autres se nourrissaient de  chats.

Les images illustrant toute une ville qui se meurt de faim ont fait le tour du monde, si bien que la pression médiatique a eu pour effet d’obliger le Président Bachar Al-Assad à céder. Celui-ci a autorisé, que très récemment, l’accès à la ville, afin que l’ONU puisse faire acheminer une assistance humanitaire.

La mort rôde dans chaque recoin de la Syrie et pas un mois ne se passe sans que l’on découvre avec quel moyen machiavélique elle a réussi à prendre des vies. Les coalitions, les ententes diplomatiques, depuis plus de 4 ans déjà, ont-elles pour but d’arrêter la Grande Faucheuse ou bien de lui apporter l’assistance dans son œuvre mortifère ?

 

Syrian Town Starving to Dea.thIt’s been months since food aid arrived in this Syrian town, and people are starting to die from hunger.

Posté par AJ+ sur mercredi 6 janvier 2016

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