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L'Italie refuse de s'engager dans la guerre contre le terrorisme
Paolo Gentiloni à gauche et Matteo renzi à droite

L’Italie refuse de s’engager dans la guerre contre le terrorisme

A la suite des différents attentats ayant eu lieu en France, François Hollande a sollicité les pays alliés pour une aide militaire dans la guerre contre le terrorisme. Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’est le refus de son homologue Matteo Renzi, premier ministre italien. Fustigé par les médias italiens eux-mêmes, le ministre des affaires étrangère Paolo Gentiloni à la source de ce refus s’explique dans une lettre publiée dans les journaux.

Les Etats-Unis, responsables des violences actuelles

Principale cause de son refus, l’échec de la stratégie des USA. A la suite des attentats du 11 septembre 2001, les américains se lancent dans ce qui doit être une « guerre éclair » contre le terrorisme, 15 ans plus tard la guerre continue et les terroristes se multiplient allant jusqu’à créer d’autres groupes organisés comme le tristement célèbre Etat Islamique.

Nous payons encore, 15 ans après, les conséquences de ce qui était censé être une guerre éclair pour éliminer la menace terroriste. (…) Je ne vais pas perdre mon temps pour des interprétations sociologiques, encore moins pour ceux qui prêchent encore que le défi que nous avons en face de nous peut être abordé par quelques actions militaires d’éclat.

Prendre le problème à la racine

Convaincu que la situation ne s’améliorera pas grâce aux interventions militaires, Paolo Gentiloni propose de commencer par lutter contre la radicalisation des jeunes en Europe. En effet, une grande partie des soldats de l’état islamique étant des jeunes venus d’Europe, mettre en place des moyens pour les empêcher de partir pourrait s’avérer efficace.

Lorsque l’on voit qu’en temps de crise financière plusieurs milliards d’euros peuvent surgir de nul part pour financer des guerres que personne n’a demandé, on peut se poser la question de l’ordre de priorité que se donnent les dirigeants des pays engagés dans les bombardements qui ont lieu depuis plus d’un an. Bien que nos quotidiens n’aient pas été trop bousculés, rendons nous compte que nous sommes en guerre, et qu’en notre nom, des personnes sont tués.

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