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A group of Middle-Eastern migrants line-up to cross the Croatian-Hungarian border in village of Baranjsko Petrovo Selo, near North-Eastern Croatian town of Beli Manastir, on October 4, 2015. More than 90,000 migrants, many of them fleeing conflict in the Middle East, have transited through Croatia since mid-September after EU member Hungary closed its border with Serbia, forcing them to find a new route. AFP PHOTO / ELVIS BARUKCIC

Un « plan secret » pour expulser plus de migrants d’Europe

Selon un texte que le quotidien britannique, The Times, s’est procuré, l’Union européenne cherche à augmenter le nombre d’expulsions de migrants.

« Comme une forme de dissuasion… »

Le mercredi 7 octobre, la une du Times dévoile un document secret, dans lequel les ministres européens de l’Intérieur cherchent à augmenter le nombre d’expulsions de migrants dont la demande d’asile a été rejetée. En 2015, près de 400 000 migrants arrivés dans l’Union européenne devraient en effet voir leur demande d’asile refusée.

Dans ce même document, on peut lire qu’« une augmentation du taux d’expulsion devrait agir comme une forme de dissuasion contre l’immigration illégale », et que ce « plan d’action pour le retour (des migrants) » prévoit entre autres la création d’une unité spéciale dédiée aux expulsions au sein de l’agence européenne de surveillance des frontières (Frontex).

Un plan qui fait polémique

Même si le Royaume-Uni ne sera pas contraint d’adopter cette mesure, ne faisant pas parti de l’espace Schengen, il y a de grande chance que la ministre de l’Intérieur, Theresa May, la soutienne puisque ce plan permettrai « d’accroître l’espoir de régler le problème des camps de migrants à Calais », écrit The Times. La ministre a d’ailleurs appelé à la mise en place de « laissez-passer » qui doivent servir de pièces d’identité alternatives pour les demandeurs d’asile sans passeport.

« Ces réfugiés qui ont fui la guerre, les persécutions  et la pauvreté ne veulent pas retourner d’où ils viennent », nous dit avec colère Tony Bunyan, directeur de l’ONG Statewatch. Il pointe le fait que ce sont des pays tiers qui feront les frais d’une telle mesure. « On ne peut pas sérieusement s’attendre à ce que la Turquie, par exemple, accepte le retour sur son sol de centaines de milliers de réfugiés », conclut-il dans le quotidien britannique.

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