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Chantage contre le roi Mohammed VI : l’étau se resserre sur les journalistes français

Mercredi 23 septembre, France Info affirmait, sur la base des conclusions de l’enquête, que l’un des enregistrements mettant en cause Eric Laurent et Catherine Graciet dans l’affaire du chantage  a été « retravaillé ».

 Un jeu de mots pour seule défense

Monsieur Naciri, un des avocats du roi, qui a procédé aux enregistrements a rapporté aux enquêteurs  ne pas avoir conservé l’original de la bande sonore des entretiens du 11 août avec Monsieur Laurent. Et pour cause, il précise qu’il l’a transféré de son smarthphone sur un ordinateur afin d’en améliorer le son. La révélation de ce fait provoque intrinsèquement le doute dans les esprits comme le révèle un expert  :

Le problème c’est qu’avec la copie (on) ne peut plus savoir avec certitude ce qui a été fait.

L’analyse du fichier effectuée par la police technique et scientifique, remis par l’avocat du royaume sur une clé USB confirme que la preuve « a subi un traitement », désormais « impossible à préciser ». Néanmoins, selon les autorités compétentes, il reste indéniable « qu’ il n’y a pas de traces évidentes de montage ». Toutefois les avocats des protagonistes mis en cause estiment que « c’est une pièce maîtresse de l’accusation qui est fragilisée ».

Des preuves incontestables

Le jeudi 24 septembre, invité sur le plateau du Grand Journal de Canal +, Monsieur Eric Dupont-Moretti, avocat du roi Mohammed VI, conteste formellement  le trucage supposé de l’enregistrement.

Le pénaliste français confesse que si le premier enregistrement, réalisé par l’avocat Hicham Naciri, est incriminé, le second  en revanche ne fait l’objet d’aucune contestation dans la même expertise. Il atteste par la même occasion que  « les deux enregistrements sont exactement de la même teneur ». A savoir que Eric Laurent et Catherine Graciet ont exigé de l’argent contre la non-publication d’un livre à charge contre le roi Mohammed VI. En attendant le versement de 2 millions d’euros, ils ont perçu chacun une enveloppe de 40 000 euros en main propre avant d’être arrêtés par les autorités françaises. Il fait état également d’un autre fait accablant à l’encontre d’Eric Laurent. Celui-ci, lors du premier enregistrement a demandé que l’argent lui soit versé sur un compte offshore à Hong-Kong dont le paiement devait se faire par petites coupures.

Il y a certaines choses que l’on apprend mieux dans le calme et d’autres dans la tempête. A l’ère du numérique où chaque mot et image deviennent éternels, l’ironie du sort a voulu que deux journalistes soient pris la main dans le sac par des méthodes qu’ils devraient pourtant bien connaître.

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