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Un milliardaire norvégien se dit prêt à mettre à disposition 5000 nuits d’hôtel pour y accueillir des réfugiés

Des hommes richissimes s’engagent, et c’est une bonne nouvelle. Après la proposition du milliardaire égyptien Naguib Sawiris d’acheter une île en Méditérrannée pour les réfugiés, c’est au tour de Petter Stordalen, propriétaire d’une chaîne d’hôtels norvégienne « Nordic Choice » de proposer via Twitter d’offrir 5 000 nuits d’hôtels aux réfugiés qui ne trouveraient pas de place dans les centres d’accueils traditionnels.

La Norvège aussi s’engage

La Norvège ne fait pas partie de l’Union Européen mais a adhéré au traité de Schengen. Ce qui en fait une destination convoitée par les migrants (Syriens, Afghans) qui n’hésitent pas à s’y rendre en passant par la frontière russe.

Le pays scandinave a répondu présent à l’appel du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU) pour l’accueil des réfugiés et a annoncé, depuis le mois de juin, pouvoir accueillir 8 000 personnes d’ici 2017, essentiellement des Syriens, soit 2 000 en 2015, ensuite 3 000 pour les deux autres années. Le pays encourage également ses municipalités par l’octroi d’une enveloppe financière. Ces chiffres pourraient être revus à la hausse comme l’a annoncé l’Agence de Migration norvégienne (UDI) jusqu’à atteindre les 16 000 personnes avant la fin de l’année. L’UDI a donc accueilli la généreuse proposition de Petter Stordalen et a fait savoir qu’elle l’étudierait si les places en centres d’accueil s’avéraient insuffisantes.

L’hospitalité nordique

Petter Sordalen a expliqué que l’afflux des migrants en Europe « concerne absolument tout le monde », et en précisant qu’en plus du gîte, il offrirait également le couvert aux personnes accueillies dans ses établissements.

Après la Suède, la Norvège s’avère être un pays très recherché par les migrants, qui n’hésitent pas à s’y rendre via la frontière russe et qui affirment que l’itinéraire est moins cher et plus court (plus sûr?) que celui de la Méditerrannée. Qui pouvait imaginer que des syriens parcouraient cette distance, soit plus de 4 000 kilomètres de Damas à vol d’oiseau, pour sauver leurs vies et fuir les horreurs de la guerre ? Dans le Grand Nord norvégien, près d’un poste frontière, on a vu passé plus d’une centaine de migrants traversant à vélo ou tout simplement à bord d’un véhicule russe ou norvégien qu’ils ont grassement payé. Le passage au pied étant interdit, ils achètent des vélos qu’ils abandonnent à la frontière.

Quand les volontés politiques sont affichées, l’adhésion et la participation des citoyens sont tout aussi prépondérantes devant ce défi auquel est confrontée l’Europe. La Norvège est pourtant hors des clés de répartition décidées par l’Union Européenne. Ainsi avec ses 5 millions d’habitants, la Norvège s’attend à la présence de 16 000 réfugiés sur son territoire, la France, avec 60 millions d’habitants, s’est fixée l’objectif de 24 000 personnes en deux ans.

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