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L'Australien Peter Greste, le Canado-Egyptien Mohamed Fahmy et l'Égyptien Baher Mohamed. Cliché réalisé lors de leur premier procès en 2014 Crédits photo : KHALED DESOUKI/AFP

Procès politique : 3 journalistes condamnés

L’Australien Peter Greste, le Canadien Mohamed Fahmy et l’Égyptien Baher Mohamed ont été reconnus coupables par un tribunal du Caire d’avoir « diffusé de fausses informations » et d’avoir travaillé sans leur accréditation. S’ajoute à ces éléments à charge qu’ils auraient également, selon les autorités égyptiennes, soutenu les Frères musulmans. Le juge Hassan Farid les condamne donc à 3 ans de prison ferme ajoutant lors de la lecture de son verdict que les trois hommes « n’étaient pas des journalistes » car ils n’étaient pas enregistrés auprès des autorités compétentes.

« Un procès politique »

L’affaire commence en 2013 par l’arrestation de Mohamed Fahmy et Peter Greste alors que l’Egypte reprochait déjà à la chaine Al Jazeera son supposé soutien aux Frères musulmans. TV5 MONDE rapporte que les antennes arabophones de la chaîne ont dénoncé la destitution de M. Morsi et la sanglante répression qui s’est abattue sur ses partisans et a fait plus de 1.400 morts. Ce qui aurait valu aux journalistes l’acharnement du gouvernement égyptien.
Selon la chaîne qatarie il s’agirait  « d’une attaque délibérée contre la liberté de la presse » et d’un « jour noir pour la justice égyptienne ». La chaîne de télévision ne mâche en aucune façon ses mots face à cette décision qu’elle juge « scandaleuse et répugnante », dénonçant par la même occasion une affaire « totalement politisée ».

Danger pour la liberté de la presse

« C’est un précédent dangereux en Egypte, (de voir) que des journalistes peuvent être emprisonnés simplement pour rapporter des informations et que les tribunaux peuvent être utilisés comme des instruments politiques » a lancé Mme Clooney.

Cette sentence qui a déjà fait couler beaucoup d’encre met en exergue une réalité souvent oubliée quant au sort des journalistes en Egypte. Selon le Committee to Protect Journalists (CPJ), au moins 18 journalistes sont actuellement emprisonnés pour les mêmes faits qui sont reprochés à ces trois journalistes.

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