Accueil / Actualités / Trafic d’organes : sept Israéliens inculpés

Trafic d’organes : sept Israéliens inculpés

Dans le cadre d’une vaste enquête sur un trafic d’organes à l’échelon international, sept Israéliens ont été inculpés cette semaine selon un communiqué du ministère Israélien de la justice. Un trafic qui durerait depuis près de dix ans, qui touche de nombreux pays en difficulté et qui serait une mine d’or pour les trafiquants.

Des organes « prospectés »

Parmi les accusés, Boris Wolfman est considéré comme celui qui « prospectait » à la recherche de donneurs potentiels. Il parcourait des zones du monde en détresse, comme le Kosovo, le Sri Lanka où encore l’Azerbaïdjan dans le but de trouver des hommes et des femmes qui acceptent de vendre leurs organes pour « améliorer » leur quotidien. Un autre de ses complices, Avigad Sandlar, se chargeait lui de démarcher les personnes susceptibles de recevoir les organes achetés de part et d’autres, une véritable organisation commerciale.

Des médecins complices

Une fois la démarche commerciale effectuée, il faut procéder à la mise en place du « service ». Afin de réussir au mieux les interventions, les trafiquants ont complété leur équipe avec un expert en greffe, le docteur Zaki Shapira qui a sa retraite fut relayé par le docteur Sonmez. Une grande partie des interventions se seraient déroulés dans des hôpitaux de la région de Tel Aviv. En termes financiers, les enquêteurs estiment que la vente d’organes pouvait rapporter jusqu’à 15.000€ pour le donneur là où l’opération pouvait être facturée jusqu’à plus de 100.000€. Des opérations plus que lucratives sur le dos de la misère humaine. Consternant.

Le trafic d’organes est un fait véritablement dramatique qui touche des populations défavorisées et les enfonce un peu plus pour quelques milliers d’euros qui ne changeront pas le cours de leur vie. Il est absolument nécessaire de lutter contre ce type de pratiques, il n’est pas tolérable que les opérations puissent avoir lieu sous couvert de médecins réputés attirés par le gain. Un nouveau point noir pour un pays disposant de l’armée la plus morale du monde et réalisant une « guerre propre ».

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*