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N. Sarkozy : après le voile, contre les repas de substitution dans les cantines

Alors que l’interdiction du voile à l’université n’a pas terminé de faire polémique, c’est à présent des repas de substitution dans les cantines dont il est question, et l’ancien président de la République ne s’est pas fait attendre pour exprimer son avis.

Sarkozy : contre le voile à l’université…

Hier soir, lors d’un meeting sur TF1 auquel était convié Nicolas Sarkozy, ce dernier a fait part, dans un premier temps, de sa volonté catégorique d’interdire le voile à l’université en justifiant :

« Je ne vois pas la cohérence d’un système où on interdirait le voile à l’école, au collège, au lycée et où on l’autoriserait à l’université. »

Et si nous suivions cette même logique, où est la cohérence dans un système qui autorise le voile à l’université mais qui l’interdit à l’école, au collège et au lycée ? Si la cohérence était le seul bémol dans cette affaire, le problème pourrait aussi bien être résolu si nous le prenions dans un autre sens : au lieu de l’interdire partout, pourquoi ne pas l’autoriser partout ?

… et contre les repas de substitution dans les cantines

Poursuivant son dialogue, il a ensuite fait connaître sa position quant aux repas de substitution dans les cantines : catégoriquement contre. Il soutient fermement la récente décision du maire UMP de Chalon-sur-Saône qui a annoncé la suppression des repas de substitution au sein des cantines. Pour le président de l’UMP, c’est clair et la solution est vite trouvée :

« Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l’enseignement privé confessionnel. »

Sauf que !

Sous couvert d’une pseudo-défense suprême de la République, Nicolas Sarkozy justifie ses propos pourtant ciblés après avoir évoqué un certain confessionnalisme.  Il a ouvertement affirmé : « La République a une identité. La France est une République, pas seulement une démocratie. Dans une démocratie, chacun fait ce qu’il veut tant que cela ne fait pas de mal aux autres. Dans une République, on est plus exigeant. La République, c’est la laïcité. »

Le fervent défenseur de la laïcité aurait-il omis que les citoyens de cette République ont, eux aussi, une identité ?

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