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La liberté d’expression en Islam

Dans la vidéo ci-présente, le cheikh Bachir ‘Issam Al Marrakchi tente de définir et d’exposer la notion de liberté d’expression en Islam. Notion dont les débats sont aujourd’hui très vifs en Europe et sur laquelle on entend parfois des discours abracadabrants et dénués d’objectivité.

Libertés d’expression et législations. 

Le cheikh introduit son intervention en présentant la liberté d’expression comme un principe sacro-saint faisant consensus en Occident. Principe fondamental faisant partie des droits de l’Homme et du citoyen, qui s’est répandu au fil de la domination occidentale sur le monde. La liberté de s’exprimer et de penser absolument ce que l’on veut est conçue alors comme un principe universel, sur lequel on ne pourrait revenir. D’où cette sacralisation que le cheikh souligne en démontrant en quoi on peut dire qu’elle est théoriquement devenue une sorte de religion en Occident. Le « charlisme » imposé par l’Etat après l’attentat du 7 janvier semble bien lui donner raison…

Face à cette liberté d’expression théoriquement absolue et incontrôlée, le savant marocain nous explique que cette idée de liberté d’expression absolue ne peut exister en Islam car le musulman , dans ses actes et paroles , est soumis au jugement tirée du Coran et de la Tradition Prophétique du Messager d’Allah ( Prières et bénédictions soient sur lui). Ce qui signifie que le musulman est libre de sa pensée et de son expression dans les limites qu’acceptent la législation islamique. Une liberté d’expression limitée par la législation divine pour les musulmans… mais la loi française impose ses limites à ses citoyens ! Le cheikh montre en quoi ce concept est d’un coté soumis par la législation islamique pour les musulmans et de l’autre coté aussi limité par la législation française comme peuvent en attester, pour exemple, les plusieurs procès de Dieudonné pour ses déclarations et spectacles, ou bien même les poursuites judiciaires que l’on peut encourir pour des propos racistes xénophobes et même diffamatoires.

C’est une intervention enrichissante et très importante que le cheikh fait ici car il est primordial pour le musulman de se poser la question du statut de ce principe dans sa religion, à l’heure où l’on le somme d’y souscrire sans conditions. La liberté d’expression fait nécessairement intervenir la responsabilité de celui qui en bénéficie face à la Loi Divine et/ou face à la loi française et il est bien illusoire de faire croire le contraire.

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