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L’insurrection algérienne, c’était il y a 60 ans

Entre 1830 et 1954, s’est lentement imposé l’idée que l’Algérie était la France, un territoire acquis. Mais, ce n’était qu’un rêve. La colonisation de l’Algérie s’est réduite à une coexistence de communautés qui n’ont pas appris à vivre ensemble, et a fini dans le sang. Tel est le bilan d’une guerre inutile et cruelle… 

1er novembre 1954 : « la Toussaint rouge »

C’était une nuit d’octobre 1954, la dernière du mois pour être précis. Il était convenu entre les partisans de la cause indépendantiste que l’insurrection débuterait à minuit pile, au sud de la capitale. L’objectif premier de cette intervention était de récupérer des armes pour être entre guillemets à égalité avec l’armée française. Mais, faute d’organisation, ce projet n’aboutira pas complètement. Ce n’est qu’en Kabylie et dans les Aurès que l’insurrection a été réellement efficace. Cette nuit là seront tués pour la première fois de l’histoire, des militaires français. Dés lors, la guerre fut amorcée.

1954-1962 : huit ans de terreur

De cette guerre résulteront des massacres et des événements insoutenables, que cela soit en Algérie ou en métropole. Le 28 mai 1957 à Melouza, 315 villageois furent assassinés. Ces derniers étaient soupçonnés d’être ralliés au MNA (mouvement national algérien). Quelques années plus tard, le 17 octobre 1961 à Paris, des manifestants indépendantistes seront jetés dans la Seine par les forces de police Parisienne…leur marche était relatée comme pacifique. Alors, pourquoi tant de haine très chère France ?

L’Algérie ou le pays du million et demi de martyrs 

Les pertes humaines du côté algérien ont été lourdes, très lourdes. Aucun des deux pays ne voulait lâcher prise, l’un combattait pour le pouvoir, l’autre pour l’honneur. Le résultat de cette équation houleuse s’est donc traduit par des massacres, des incompréhensions, des faux-semblants… la liste est encore longue. Plus que le conflit colonial lui-même, ce sont les affrontements civils internes engendrés par la découverte tardive de réalités brutales qui ont laissé les traces les plus profondes. Il ne reste plus de cette union ratée qu’un constat amer, la peur de se souvenir, et en France, quelques milliers d’enfants perdus…

 

Source citée : Alain-Gérard Slama, La guerre d’Algérie, histoire d’une déchirure.

 

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