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Maroc: caravane contre le racisme stoppée à Tanger

Depuis samedi 27 septembre, la caravane de solidarité soutenant les migrants subsahariens est arrêtée aux portes de Tanger. Initié par le GADEM (groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers migrants) et autres associations marocaines et internationales, le mouvement dénonce notamment les discriminations et crimes perpétrés à l’encontre d’étrangers établis au Maroc. Le 29 août dernier, un migrant camerounais est tué par arme blanche lors d’un affrontement avec des Marocains. Début septembre, un jeune Sénégalais est égorgé à Tanger et rappelle le meurtre d’un de ses compatriotes, en 2013, poignardé dans un bus de Rabat pour avoir refusé de céder sa place. Et la liste n’est malheureusement pas exhaustive…

Des faits tragiques qui révèlent un mal profond

Le racisme, cette haine de l’autre atteignant les sommets de l’ignominie dans les actes de violence et de barbarie se manifeste sous diverses formes avec son lot d’insultes et d’agressivité. Un quotidien miné par le rejet et le mépris de l’étranger, du migrant venu d’ailleurs. Un constat alarmant tel que le dénonce Driss Jaydane,  philosophe et politologue franco-marocain:

Comment ne pas lui donner le seul nom qu’il porte,ce fléau, qui le nom de Racisme – n’en déplaise à certains qui s’offusquent devant cette vérité, cette maladie de l’âme qui est le trait des Hommes faibles et médiocres, qui projettent sur l’Autre, l’Etranger, leur propre haine d’eux-même!

Une véritable gangrène au sein de la communauté

Le rejet de l’autre au motif de sa différence expose une absence de raisonnement notoire et une ignorance des plus déplorables. La couleur de peau ne saurait avoir une quelconque influence sur le caractère, le comportement ou la valeur d’une personne. Si la visibilité d’un être différent provoque des réactions de rejet et d’animosité, rappelons-nous Qui Est à l’origine de cette dissemblance. La créature est l’objet de Son Créateur et modelé selon Sa Volonté. Faut-il également rappeler que Bilal Ibn Rabah, qu’Allah Soit Satisfait de lui, fût le premier muezzin de l’Islam? Noir et esclave, fervent défenseur de la religion et dont la valeur fût estimée non pas à la couleur de sa peau mais à sa loyauté inébranlable.

Si le racisme est un concept sans fondement, il est d’autant plus inacceptable d’en observer les manifestations chez le croyant censé respecter l’autre dans sa diversité, sa singularité et son humanité.

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