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Des prisonniers palestiniens en danger de mort

Plus de 240 palestiniens emprisonnés en Israël font la grève de la faim afin de dénoncer leurs conditions de vie précaires. Mercredi, Israël a annoncé avoir hospitalisé 40 d’entre eux, qui seraient dans un état « catastrophique ».

Des prisonniers administratifs dans un état alarmant 

Depuis maintenant 5 semaines, des prisonniers dit « administratifs », refusent toute alimentation dans le but d’éveiller les consciences. Ces prisonniers n’ont en effet, à ce jour eu aucun procès et surtout aucune accusation à leur encontre. Issa Qaraqe, ministre des prisonniers pour l’Autorité palestinienne,  a annoncé que certains des grévistes étaient dans un état « très grave ».

 » La plupart vomissent du sang et sont sujets à des évanouissements répétitifs, ils sont dans l’incapacité de marcher et éprouvent des douleurs abominables. Nous avons peur que certains d’entre eux ne décèdent si cette situation continue, et si Israël poursuit l’utilisation de ces mêmes mesures à leur encontre. Au cours des deux derniers jours, il y a eu de multiples transferts quotidiens des détenus d’une prison vers une autre, d’une cellule à une autre, afin de les épuiser et d’empirer leur situation actuelle. Il est clair que les autorités pénitentiaires essayent de briser la grève de toutes les manières possibles, même si des prisonniers finissent par en mourir « 

Un élan de solidarité  

 Ibrahim Hamid, condamné 54 fois à des peines à perpétuité, chef et combattant de la résistance palestinienne, a également rejoint le mouvement mardi. Wasfi Qahba, ancien ministre des prisonniers, lui même ancien prisonnier administratif a déclaré hier que tout les prisonniers du Hamas vont à leur tour rejoindre la grève de la faim. Révolté par le silence de la Croix Rouge,  un groupe de jeunes palestiniens a manifesté mercredi  devant le bureau du Comité international de la Croix Rouge à Ramallah.

« Nous, citoyens de la jeunesse palestinienne, exprimons notre profonde inquiétude sur la vie de nos compatriotes, qui se battent dans leur guerre des ventres vides pour notre liberté collective en tant que nation dépossédée et déplacée. Notre action est la première d’une série croissante d’actions directes contre ceux qui continuent d’être complices des crimes de guerre de l’entité sioniste, jusqu’à  la reconnaissance des droits et des revendications des prisonniers. »

 

 

 

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