Accueil / Actualités / Quand l’art se met au service des sans-abris

Quand l’art se met au service des sans-abris

Ce qui ne devait être qu’une simple oeuvre d’art est devenue, par le hasard des choses, un abri pour les SDF.

Un jour, une inspiration, une idée

Construire des petites maisons pour les sans-abris, telle est l’aventure dans laquelle Gregory Kloehn, artiste américain, s’est lancé à son insu!

Cette idée aurait pu ne pas voir le jour. Et pour cause! Au moment où l’artiste réfléchissait sur un de ses projets, il s’inspira des abris confectionnés par les SDF.

« A ce moment-là, je bossais sur un livre qui mêlait architecture et vie dans la rue et j’ai commencé à m’intéresser aux différentes structures qui sont créées par et pour les SDF. J’ai été très impressionné par leur débrouillardise, le fait de récupérer des objets et créer de petites cabanes comme moyen de subsistance », affirme Gregory Kloehn.

L’artiste ne s’est pas seulement contenté de s’en inspirer, puisqu’il a même imité les méthodes de fabrication de ces abris d’infortune.

« Je me suis inspiré et j’ai commencé à récupérer des choses dans la rue et à les assembler. Après une semaine à collecter des objets de toutes sortes, j’avais la première maison, construite à l’aide de cagettes de fruits délaissées dans la jungle urbaine », ajoute-t-il.

Quand le destin s’en mêle

C’est lors d’une nuit pluvieuse que le passionné d’art se rendit compte que son oeuvre d’art n’était pas seulement faite pour le plaisir des yeux.

« Charlène, une femme sans-abri que je connais depuis une dizaine d’années, m’a demandé si j’avais une bâche pour elle. Je lui ai répondu que je n’en avais pas mais que j’avais une maison pour elle ! », avoue-t-il.

Allier l’utile à l’art

Depuis, sa passion est devenue une nécessité d’aider son prochain dans le besoin.

En effet, Gregory Kloehn ne cesse de construire ces maisons mobiles, depuis 2010. Ce dernier prend même la peine de consulter leurs utilisateurs afin de les optimiser, et les rendre, de ce fait, plus adaptées à leurs conditions de vie extrêmement ardues.

Et si ce projet devenait collectif?

Suite aux échos qu’a fait ce projet notamment grâce à la presse, de nombreuses personnes se sont manifestées à son domicile, afin de prêter main forte à M.Kloehn. Ne dit-on pas que plus on est de fou, plus on rit! Une aide supplémentaire afin de développer ce projet n’est donc pas de refus. L’artiste à l’origine de cette extraordinaire initiative est ouvert à tout soutien, quelque qu’il soit.

Ne minimisez pas vos actions à l’égard des nécessiteux.

Allah ‘azzawajel le dit: «  Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. » (Sourate La secousse 99 ; versets 7 et 8).

 

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*