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Rapprochement de l’Iran vers les Etats-Unis ?

Lors de son voyage aux Etats-Unis pour l’assemblée générale de l’ONU le 24 septembre dernier, le président iranien Hassan Rohani a donné des signes de conciliations aux occidentaux, d’abord à travers le rappel qu’il a fait au sujet du développement du programme nucléaire iranien, en soulignant qu’il s’agissait d’un programme civil, puis à travers son entrevue avec François Hollande, « La rencontre est inédite à ce niveau depuis 2005, quand Jacques Chirac s’était entretenu à Paris avec le réformateur Mohammad Khatami. »(Les Echos).  La levée des sanctions internationales qui pèsent sur ses exportations de pétrole et l’ensemble de son économie seraient sans doute la contrepartie qu’attendrait l’Iran de ces signes d’apaisements.

Quand à l’intérêt de Paris, il s’agirait sûrement d’amadouer un allié de la Syrie en vue de mettre en place plus facilement ses projets d’ingérence sous couvert de défenseur de la démocratie.

Mais la partie ne semble pas gagnée selon R. Takieddine du quotidien Al Hayat, dans Courrier International, qui y va de son commentaire : « En rencontrant Rohani, Hollande a voulu tester la sincérité du nouveau président qui tient un langage modéré. Il est certain que les dirigeants iraniens sont maîtres dans l’art de la manœuvre et de l’esquive, comme les vendeurs de tapis persans qui savent temporiser même quand ils ont un grand besoin de vendre. »  No comment.

30 ans plus tard

Mais la question qui tenait les observateurs en haleine pendant cette Assemblée générale de l’ONU était sans conteste de savoir si un rapprochement pouvait avoir lieu entre le président Rohani et le président Obama, sachant que cela faisait plus de 30 ans que des dirigeants américains et iraniens n’avaient pas échangé.

C’est donc après cinq jours de visite à l’issu de ce sommet, en route pour l’aéroport,  que le président iranien s’est entretenu au téléphone avec le président Obama.

M. Rohani, qui a été élu sur la promesse d’alléger les sanctions économiques qui pèsent sur l’Iran, poursuit-t-il  seulement cet objectif ?  Ou bien a-t-il décidé d’être l’artisan d’un virage diplomatique qui couperait court avec les 8 années de présidence de M. Mahmoud Ahmadinedjad ?

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