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Femen : plus on est de folles plus on crie !

Tout à commencé il y a 5 ans en Ukraine, quand un groupe d’adolescentes en mal de reconnaissance et se croyant, du haut de leurs nombreuses années, aptes à juger de la place que devrait occuper la femme dans nos sociétés, a décidé de faire parler de lui.

Au début, elles s’adaptent : pour manifester contre la prostitution elles se déguisent en catins… logique. Enfin ça l’est pour quiconque admettrait que pour lutter contre une chose il faille en adopter les travers, ou du moins l’apparence. Mais voilà, ces demoiselles ne font pas beaucoup de vagues dans la sphère médiatique et leurs rassemblements guère plus de bruit.

Vient alors la lutte contre la pornographie. Là, le principe est le même : pour dénoncer le fait que des femmes se déshabillent devant les caméras de pseudo-cinéastes lubriques, on se désape devant celles des journaleux opportunistes. Et bingo ! La nudité attire, fait couler de l’encre et surtout imprimer des photos. 

La recette de la médiatisation trouvée, il fallait ensuite choisir ses chevaux de bataille. Pour ça, c’est bien simple, les vengeresses des femmes dévoyées et rabaissées par ces méchants messieurs tapent dans tout ce qui bouge. Enfin, dans tout ce qui fait bouger la presse. Foot, Barbie, mariage Gay, tout y passe. Elles n’approuvent rien. Mais un sujet fait particulièrement enrager ces Femen qui ont décidément si bien choisi leur nom – mi-femme mi-men : la religion. De geishas prétendument insoumises les voilà métamorphosées en camionneurs gueulards. 

À force de gros titres, le mouvement a pris de l’ampleur : après tout, plus on est de folles plus on crie. D’autant qu’une journaliste rapporte qu’il arrive que ce soit des confrères à elle, en manque de scoops et d’images choc, qui invitent les activistes à se dévêtir et hurler sur leur sol. Chose que n’ont sûrement pas faite nos voisins Tunisiens, si l’on en juge par la tournure qu’ont pris certains évènements. 

L’affaire Amina Sbouï (a.k.a. Tyler… encore une qui aura trop regardé FightClub) est peut-être la goutte de trop dans l’océan d’amalgames, de clichés et de non-sens d’un combat sans fin ni résultat, hormis celui de flatter l’ego de leurs instigatrices qui jouissent à présent d’une petite notoriété. La jeune Tunisienne, ayant rejoint en quelques clics les rangs des insurgées aux seins nus, avait posté des photo d’elle sur le net à l’image de ses partenaires, résultat : tollé en Tunisie, remontrance, soutien des Femen, incendie de la bannière musulmane, excuses publiques et quarantaine forcée… pour son bien.

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Un dérapage de trop, après s’être échappée de chez sa famille, a valu à Amina d’être arrêtée puis retenue en détention pour attentat à la pudeur et profanation d’un cimetière. Cette dernière n’avait rien trouvé de plus approprié pour taguer le nom de son groupe d’hystériques qu’un mur de cimetière. Déjà condamnée à verser la somme de 300 dinars pour possession de bombe à gaz, elle a comparu ce mercredi 5 juin devant le juge d’instruction de Kairouan… vêtue d’un safsari (long voile traditionnel tunisien).

Le procès de trois Femen européennes s’ouvrait le même jour à Tunis. Celles-ci étaient venues soutenir Amina en agitant leurs attributs sous le nez d’une populace tunisoise sidérée. Le procès a finalement été reporté au 12 juin et quelle que soit la peine des deux Françaises et de l’Allemande, les tribunaux tunisiens ont d’ores et déjà rappelé une chose primordiale à tous : pour défendre ses intérêts, chacun se doit d’être présentable et convenablement habillé. Ainsi toutes Femen qu’elles soient, chacune comparaîtra en Safsari. Mais pendant ce temps à Paris…

Des impudiques en bas et culotte, poitrine et cheveux au vent criaient « Amina akbar, Marguerite akbar, Pauline akbar, Joséphine akbar » en singeant une prière musulmane, devant l’ambassade tunisienne.

Il n’y avait guère, une fois de plus, que des photographes précautionneusement prévenus pour venir assister au pitoyable rassemblement. Les portes et fenêtres de l’ambassade sont restées closes et même les policiers n’ont pas pris la peine d’encadrer la mascarade.

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