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Plaisirs typiques made in bled

Partir pour se perdre ou partir pour se retrouver. Partir pour souffler ou partir pour avoir le souffle coupé. S’évader, se ressourcer, à chacun sa façon de voyager dans son pays d’origine. Souvenirs inoubliables, situations insolites que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Sélections des plaisirs typiques du bled…

L’appel à la prière, plus besoin de consulter son calendrier pour voir les heures de prières, l’adhan s’invite à nous. Cinq fois par jour, nos vacances sont rythmées par la voix du muezzin et cela crée une ambiance chaleureuse. Et quoi de mieux que de se faire réveiller par l’adhan pour prier le fajr (prière de l’aube), ou la rupture de jeune.

Les mariages qui durent trois jours, l’arrivé du marié à cheval… Ça ne se passe qu’au bled. On prend le temps de réaliser chaque rituel traditionnel, henné, cadeaux, avec de nombreux invités. Jour et nuit, le spectacle est assuré pour le bonheur des mariés.

Les marchands de légumes qui crient à tue-tête, ces jeunes vendeurs à la sauvette qui prennent place au pied des immeubles – hypermarché à ciel ouvert, détalant leurs étals de fortune qui envahissent les quartiers, et ce, très tôt le matin. Quand ce ne sont pas les légumes, ce sont des produits ménagers… Toutes ces senteurs nous enivrent, et nous font du bien.

Les souks, le vrai parfum du pays. On y trouve de tout, épices, fruits, légumes, gâteaux, vêtements… Et à petit prix (quand on ne parle pas français bien entendu, sinon les prix grimpent). Acheter un sac Louis Vuitton à cinq euros, une robe à fleurs Chanel à deux euros… Ça n’existe qu’au bled !

Quand la nuit devient jour... Les nuits accompagnées de cousins, cousines, tantes et grands-parents, sont animés en été. On peut manger des brochettes, des mhajeb… À toute heure et dans n’importe quel lieu ( à la sortie d’un zoo, d’un manège, à côté de l’arrêt de bus…) Manger dans un cadre insolite, ce n’est possible qu’au bled !

La conduite. Il n’y a qu’au bled où on voit les taxis et bus bondés. Ce sont souvent de vielles voitures, on se demande si on arrivera saint et sauf. Car la conduite de ces derniers laisse à désirer, on ne sait pas si on doit rire ou prier ou les deux. Un chauffeur de taxi qui ne connaît pas l’adresse de notre destination, ça ne se passe qu’au bled. Ils dépassent quand pile arrive un camion en face, klaxonnent quand le feu passe au rouge, on cherche désespérément la ceinture de sécurité mais peine perdue, il n’y en a pas.

Le passage à la douane est un calvaire, mieux vaut éviter la voiture avec un truc en haut. La patience est mise à l’épreuve sous la chaleur et la longue file d’attente, et les douaniers ne nous facilitent pas la tâche. Ils nous regardent comme si on avait fait quelque chose qui mérite la prison. Même un sourire peut leur paraître louche et en un geste, il appelle du renfort et ces derniers nous ordonnent de vider tout nos bagages… Qu’importe, du moment qu’on y est arrivé avec ou sans piston.

Les prétendants. Être demander en mariage une dizaine de fois, et ce, seulement en un mois, ce n’est possible qu’au bled. À chacun sa technique, à chacun son discours, certains ne reculent devant rien. Quitte à revenir et réessayer l’année suivante.

Un commentaire

  1. Salam aleykoum 🙂

    « Et à petit prix (quand on ne parle pas français bien entendu, sinon les prix grimpent). Acheter un sac Louis Vuitton à cinq euros, une robe à fleurs Chanel à deux euros… Ça n’existe qu’au bled ! »

    C’est de la contre-façon et/ou des produits provenant de pays en voie de développement industriel (avec des salariés dont les conditions de travail laissent à désirer), mais je sais que vous ne souhaitez pas faire fructifier ce genre de commerce n’est-ce pas ! 🙂

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