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Un hashtag de trop pour la communauté juive

Twitter est un réseau social de micro-blogging avec un langage bien à lui. Bien différent de Facebook. C’est surtout un moyen d’expression à l’instant T. Il y a des codes à respecter tel que le @ pour la mention des personnes mais surtout les # (hashtags). Ces derniers sont lancés puis RT (c’est-à-dire retwittés).

Le hashtag qui fait scandale

L’UEJF (Union des Etudiants Juif de France) se lance dans un combat judiciaire suite à la diffusion en octobre 2012 du #unBonJuif et #UnJuifMort. Ce dernier s’était avéré très populaire, se retrouvant en TT  (Top Tendances France). En effet plus de 1 600 personnes se sont exprimées sous ce hashtag.

Replaçons le hashtag dans son contexte

Il va de soi que les hashtags en question sont antisémites et diffamatoires. Pourtant les auteurs de ces tweets ont un but bien précis : se faire remarquer sur la twittosphère, gagner un maximum de « followers ». On remarque donc un développement de la dénonciation « à la Dieudo » sur Twitter. En même temps, venant des mêmes personnes, il y a eu des hashtags du genre : #UnBonMusulman / #unBonPakPak / #UnBon… Tous les moyens sont bons pour bousculer l’actualité. Certains twittos dénoncent même une condamnation ferme de « la liberté d’expression » lorsqu’il s’agit d’humour concernant la communauté juive.

Twitter, le pouvoir insoupçonné du # et des 140 caractères

Utilisé à tort ou à raison, le # détient un pouvoir insoupçonné, celui de faire et défaire l’actualité. La force du site micro-blogging  est donc le RT qui dans ce cas un effet « boule de neige ». Cependant cette liberté d’expression pourrait être payante.

L’identité des coupables non divulguée

Etant basé au Etats-Unis, Twitter se défend et protège l’identité des coupables et auteurs des # qui dérangent. En effet, l’UEJF attend toujours la réponse à sa demande émise par la justice Française. Aujourd’hui l’association française demande 38,5 millions d’euros qu’elle s’engage à reverser au Mémorial de la Shoah et 1 000 euros par jour de retard.

Les conséquences

Les plaintes formulées par l’association renforcent malheureusement le mouvement « liberté d’expression pour tous » avec des tweets du genre : « -Ouais t’es en prison pourquoi ? – j’ai tué ma mère, et toi ? –j’ai fait un tweet sur #UnBonJuif  »

Cela soulève une question taboue en France : pourquoi l’humour ne s’applique-t-il pas à la communauté juive française ?

Un commentaire

  1. Parcequ’ils ont trop souffert ^^ 200000 ans de persécution…

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