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L’islam et le féminisme

On s’y habitue à force, encore une fois la femme musulmane est au cœur du débat sociétal français. On s’interroge sur son statut, les risques qu’elle peut présenter pour ce joyau défendu corps et âme par les politiques qu’est la laïcité, son rôle, en somme sur sa présence. A toutes ces interrogations, les femmes musulmanes sont souvent reléguées à un rôle de second plan : on parle en leur nom comme à l’époque ou l’on parlait au nom des immigrés, comme si au demeurant, elles n’étaient pas assez matures pour s’exprimer elles-mêmes et exprimer leurs idées.

Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus moderne ?

C’est bien connu, le principal reproche fait à la femme musulmane est son manque de modernité. C’est vrai, on aimerait tant voir les musulmanes s’intégrer, enfin ! C’est-à-dire troquer son voile contre une mini-jupe, sortir avec leur petit copain bras dessus bras dessous en soirée, séduire, attirer, rejeter, bref : être « moderne » et s’émanciper. On s’aperçoit que ce que l’on attend de la femme musulmane n’a rien d’une émancipation, c’est tout au plus une insulte au statut de la femme.

Les associations féministes françaises, agissant comme si elles-seules avaient le monopôle de la parole de la Femme, souhaitent pour la femme musulmane une « liberté ». Or la liberté qu’elles proposent oblige les musulmanes à nier leurs principes, comme si au fond, il n’y avait qu’une seule façon d’être libre. N’entendent-elles pas les voix des musulmanes qui clament que leur liberté est justement de porter le voile ? Et bien non, il n’y a qu’une façon d’être libre, c’est celle que veulent les associations telles que de « Ni P…..Ni Soumises », de Jeanette Boughrab, de Caroline Fourest, symboles-même du féminisme. Pire encore : les Femen, ces femmes qui veulent émanciper  la Femme en se dénudant sur des lieux publics, ça ne s’invente pas. Aujourd’hui, pour être une femme libre selon eux, il faut mettre sa chair en avant, comme ses panneaux publicitaires qui présentent la femme comme un « produit » de consommation qui fait vendre. A quoi la femme est-elle réduite ?

Féminisme musulman

On le disait, les musulmanes ne sont pas absentes de ce débat-là mais plutôt clament une émancipation féminine de la dignité et de la liberté. L’esprit dogmatique se situe moins dans l’esprit  des femmes voilées que des pseudo-féministes qui souhaitent imposer leur conception. Qu’en est-il de l’autonomie ? Du droit de choisir librement sa manière de gérer sa féminité ? N’est-ce pas la base de ce que tout féminisme doit être ?

Il faut garder à l’esprit que le féminisme ne s’oppose pas à l’islam, bien au contraire, le prophète – Paix et Bénédiction soient sur lui – était un émancipateur. Les femmes priaient dans sa mosquée, il leur a octroyées la dignité et la liberté auxquelles elles n’avaient pas droit dans la période anté-islamique. Aujourd’hui, plus que jamais, ce mouvement s’est développé et on voit poindre dans le monde musulman mais surtout en France, des femmes, qui assument leur féminité et leur appartenance religieuse. On voit des musulmanes, voilées ou non, agir pour la défense de leur identité et contre tout pouvoir d’oppression de l’imposition du voile à l’imposition de son retrait. Ces femmes qui sont éduquées, fréquentent les universités et les bibliothèques, sont sur le terrain et doivent être soutenues et entendues. Il n’appartient à personne de s’exprimer en leur nom, c’est la pire insulte que nous puissions faire à leur identité féminine.

L’islam revendique le respect envers la femme musulmane, elle a des droits comme des devoirs, et on retient particulièrement ses nobles paroles de notre bien aimé Muhammad (Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) rapportés par Tirmidhî :

« Ceux qui ont la foi la plus parfaite, sont ceux qui ont les meilleurs caractères. Et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont bons envers leurs épouses ».

Crédit photo : yahoo actualités

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