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Islam radical, imams radicaux, les radicaux de l’islam : késako?

Mardi 12 février, un documentaire est diffusé sur France 5  qui a pour titre « les radicaux de l’extrême », mené par Caroline Fourest. Bien entendu, celui-ci est programmé à une heure où la chaîne a su réunir 848 000 spectateurs, record  d’audimat donc pour France 5 où bon nombre de Français ont pu réconforter leurs fantasmes et divertir leurs cerveaux face à des absurdités, pas de doute, les musulmans ont la côte!

Quand l’utopie rencontre la malice

La journaliste, qui s’est penchée sur l’islam radical, nous livre le quotidien des « islamistes », parmi eux, Tariq et Hani Ramadan et pointe du doigt leur but qui ne serait à ses yeux nullement religieux mais plutôt politique. Ainsi, accroche oblige, le thème est lancé d’emblée par la voix off : « ils parlent beaucoup de religion, mais ne pensent qu’à la politique, à faire reculer le vivre ensemble et la laïcité », la suite tend donc à être des plus prometteuses. Ce n’est pas tout, et à Caroline Fourest de lancer : « eux ce ne sont pas les musulmans mais  les islamistes, des groupes intolérants sans être nécessairement violents »… Pourtant,  chose étrange, les images bien choisies qui sont diffusées dans le film, ont tendance à signifier  le contraire. Caroline Fourest fait une distinction entre « les musulmans » et les islamistes intolérants. Précisons que selon elle, Chalghoumi est l’archétype du musulman; il pratiquerait d’après elle un islam apaisé.

 Du désordre à l’anarchie : issue chaotique

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, parler de religion et soutenir les causes de l’islam en France est devenu crime de lèse-majesté pour celle qui est qualifiée de « sérial-menteuse » par Pascal Boniface dans son ouvrage « les intellectuels faussaires ». Elle n’omet  pas de mentionner comme à l’accoutumée un champs lexical bien fourni en -iste tel que salafistes, intégristes, islamistes, fondamentalistes, liste non exhaustive, qui résonne en permanence dans les médias et le quotidien. Ces mots que l’on répète assez souvent d’ailleurs et qui se transforme en véritable tapage médiatique au grand dam des musulmans.

 Objectif atteint

Pari réussi donc pour Fourest. Mais elle ne s’arrête pas là, mardi 19 février sera diffusé un autre documentaire : « Les enragés de l’identité » (sur les ultras-nationalistes et les identitaires anti-Islam) suivi des « Naufragés de Sion » (Les obsédés du conflit Israélo-Palestinien, antisémites ou ultras-sionistes).

Cette stigmatisation incessante et insignifiante devient plus qu’inquiétante. Bien évidemment, elle ne change pas de registre. Le refrain commence à user, le disque est rayé mais a priori elle ne s’en lasse pas. Jusqu’où serait-elle encore prête à aller pour ainsi mettre le feu aux poudres?

Crédit photo : Google image

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