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Dis-moi où t’habites, je te dirai qui t’arnaque

La crise du logement est une aubaine pour les propriétaires les moins scrupuleux, locations de surfaces minuscules, procédés illégaux, expulsions durant la trêve hivernale, les comportements abusifs sont nombreux. Le bruit médiatique autour de deux tristes affaires pousse le gouvernement à réagir.

C’est histoire d’une mère célibataire [pullquote]On considère que dans la seule région Ile-de-France plus de 170 000 logements sont considérés comme indignes.[/pullquote]

Alors que l’hiver recouvre la France de son manteau blanc, la Fondation Abbé Pierre dénonce l’expulsion d’une mère célibataire d’un logement de 4  m². Le propriétaire avait décidé après trois mois d’impayés et sans se soucier de la trêve hivernale, de faire changer les serrures laissant la jeune femme et son enfant à la rue. « Évidemment, il y aura des suites judiciaires, le propriétaire sera poursuivi pour hébergement incompatible avec la dignité humaine. » indique la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem. L’affaire touche les Français, ce n’est malheureusement pas un cas isolé, la misère sociale est bien présente particulièrement dans les grandes villes.

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Je m’appelle Dominique, je vis dans un « appartement minuscule »  [pullquote] »La sanction contre les propriétaires indélicats pourrait intervenir dès le constat de l’infraction et avant l’aboutissement des développements judiciaires » menace le gouvernement[/pullquote]

Une autre affaire portée par la Fondation Abbé Pierre a aussi été très médiatisée. Dominique, 50 ans occupait depuis près de quinze années, un « logement » d’1,56 m² ! On apprend que trois agences immobilières auraient géré tour à tour le fameux appartement sans que personne ne trouve à redire, le malheur des uns ne dérangeant pas finalement, les affaires des autres. Le gouvernement espère mettre un frein à des pratiques de plus en plus nombreuses, en agitant la menace de sanctions immédiates. Malheureusement, la majorité des locataires de ce type de logement ont des préoccupations plus urgentes que de se lancer dans des poursuites judiciaires. Et surtout, même si la surface est indécente, avoir un « chez-soi » est toujours mieux que se retrouver à la rue.

Rappelons toutefois que légalement, une location doit faire plus de 2,30 mètres sous plafond pour une surface de 9 m². Les locataires abusés peuvent déposer une requête auprès de la Préfecture. Une fois l’arrêt préfectoral d’insalubrité obtenu, ils ne seront plus dans l’obligation de payer un loyer au propriétaire qui  devra, lui, les reloger.

 

 

 

 

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