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Descendants d immigrés

L’INSEE publie un rapport sur son étude « Immigrés et descendants d’immigrés », verdict : les enfants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que ceux de la « population majoritaire ». Ils connaissent également une grande difficulté dans l’accès à l’emploi. Un constat qui s’explique semblerait-il par le niveau d’étude, l’origine sociale et le lieu de vie. Mais entre aussi en compte une part « inexpliquée » que les chercheurs de l’institut se garde bien d’imputer au racisme. Et pourtant…

Le racisme et les discriminations sont une réalité

Les personnes issues de l’immigration ( et malheureusement ce ne sont pas les seules ) subissent de réelles discriminations. Cela reste néanmoins un sujet tabou, il est presque indécent d’en parler, de le dénoncer. Car oui, aujourd’hui soit l’on encaisse et l’on se tait, soit on est un enragé frappé de paranoïa à voir ainsi du racisme partout. Dénoncer les discriminations revient à « se victimiser », dire qu’elles existent est apparenté à de la « mauvaise foi » ou pire, le résultat d’une confusion d’identité. « Pourquoi ne cessez-vous pas de pleurnicher ? » semble nous admonester une société hypocrite qui reconnaît les débordements en « off » mais qui tente par tous les moyens d’en réduire la portée.

La France et les « descendants d’immigrés »

Sans revenir sur l’histoire de la colonisation qui génère encore aujourd’hui tant d’amertume, regardons cette France d’aujourd’hui, cette nation dans laquelle la plupart d’entre nous sommes nés. Pourquoi est-elle si différente selon le prisme par lequel elle est observée? L’étude de l’Insee a fait des petits et les journalistes se sont plu à interroger de jeunes enfants ( des « descendants d’immigrés » ) à qui l’on demande « êtes-vous français ? », la réponse est claire : « OUI ». La question suivante est plus douloureuse « Vous sentez-vous français? » « NON »répondent-ils.Triste constat.[pullquote_right] « Discrimination : fait de distinguer des autres un groupe et de restreindre ses droits »[/pullquote_right]

Mais puisque nous sommes français, nous sentir français devrait aller de soi. Le fait de distinguer ces deux notions témoigne du profond malaise de notre société. Car bien souvent on ne se sent pas français à cause de l’image que l’on nous renvoie. Mais alors pourquoi se positionner systématiquement face au rejet d’une certaine partie de la population ? Prenons notre place, donnons à nos enfants la leur ! Et pour cela il est impératif d’agir!

L’action

Entre hurler avec les loups à la première provocation et subir « en martyr » ce problème de société , il y a une solution : l’action ! Dénoncer ces discriminations et les inégalités sous toutes leurs formes sans tergiverser. Il existe pour cela différentes possibilités:

La HALDE : Si vous pensez avoir été victime d’une discrimination, adressez-vous à eux, peu importe si la démarche va aboutir ou pas l’importance est de laisser des traces. http://halde.defenseurdesdroits.fr/ 

Le CCIF : aujourd’hui plus que jamais il est important d’anticiper le phénomène d’islamophobie grandissant. Nous avons encore des droits, servons nous-en. http://www.islamophobie.net/

De nombreuses associations sont aussi sur le terrain pour répondre à vos questions, vous aider dans les démarches et même vous soutenir. http://dfcr.free.fr/div-coordasso.html

Et parce que le milieu scolaire n’est pas épargné voici un outil pour lutter contre la discrimination au sein du milieu éducatif http://www.luttercontrelesdiscriminations.fr/

Il faut souligner qu’une fois « déclarée » la discrimination dont vous avez été victime ne sera plus que peu de chose, un moyen idéal de ne pas se punir soi-même en se laissant envahir par la colère et le ressentiment.

« Le mal progresse lorsque les hommes de bien se taisent »

Source : rapport de l’Insee http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/sommaire.asp?codesage=IMMFRA12&nivgeo=0

 

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