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La télévision, ce fléau abrutissant et meurtrier

Dessins d’enfants de 5 ans – Recherche INSERM

Avis aux réveillés, aux conscients et aux soucieux de l’avenir de leurs enfants. Avis à tous ceux dont les neurones n’auraient pas encore été tout à fait mangés par l’ogresse Télévision. 

Contrairement à ce que beaucoup croient et avancent, les gens, et jeunes en particulier, n’ont en rien délaissé la télévision au profit du net. Au contraire, les ordinateurs, tablettes et autres smartphones l’ont rendue mobile et donc davantage accessible.

NOUS

En moyenne et au quotidien, les français passent 3h47 devant la télévision. Ce chiffre est en constante augmentation, toutes générations confondues. À ce rythme, à l’âge de 80 ans, on pourra considérer que l’on aura passé 11 ans devant le petit écran. 

Cela a un impact, comportemental et intellectuel.

Nul doute que la sédentarité tue. Et sachez que chaque heure passée devant le petit écran vous fait perdre 22 minutes de votre vie. Mais la télévision a du bon nous direz-vous… On y diffuse de fabuleux documentaires, d’époustouflants films d’auteurs… Elle est une fenêtre ouverte sur un monde qui se laisse peu à peu découvrir. Et oui effectivement, certaines chaînes privilégient l’aspect culturel, seulement voilà, il y a un monde entre ce que dit désirer le consommateur et ce qu’il se met réellement sous la dent ! En effet, alors que la moitié d’entre nous s’autoproclame adepte de programmes enrichissants, l’Audimat  ce délateur ingrat,  montre qu’en réalité les émissions les plus suivies sont les matchs de rugby et les séries américaines… que de découvertes et d’instruction !

ELLE

Quoi de plus significatif pour définir le rôle de la télévision que les déclarations de Patrick Le Lay en 2004, patron de la première chaîne nationale : « Soyons réalistes, à la base, le métier de TF1, c’est aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c’est-à-dire de le divertir (..) pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau disponible. » 

La télévision, plutôt que d’être un espace culturel est indéniablement un espace de divertissement, et un espace commercial pour ceux qui la produisent.

Le constat est alarmant : les neurosciences sont mises à disposition d’un marketing sauvage et intrusif. Le neuromarketing consiste à viser le consommateur dès le plus jeune âge afin de créer des conditionnements et dépendances. De plus, les neurophysiologistes ont prouvé qu’un individu soumis à un stress, et témoin de violence, de faits dits justement marquants retiendra davantage. Tout commence à s’éclairer… ce serait donc pour ça que l’on voit tant de violence sur nos écrans…Citons un chiffre accablant : 60% des émissions, dessins animés inclus, contiennent des scènes de violence.Un spectateur assistera à près de 26 000 crimes et 1300 actes violents par an.

Et, comble de l’ironie, dans une société occidentale tirant constamment à boulet rouge sur diverses cultures au sujet du rôle de la femme, les programmes télévisés « bien de chez nous » influencent la perception que ces dames ont de leurs corps, les complexent et leur imposent des normes sociétales et physiques entraînant un mal-être. Mais ce n’est pas tout, ils véhiculent des stéréotypes sociaux dégradants pour elle… Génération « sois belle et tais-toi » ! 

EUX

Nos enfants sont la cible principale, les victimes idéales et les êtres les plus sensibles aux ravages télévisuels. Il suffit d’une heure de télévision par jour pour un enfant de moins de 6 ans pour augmenter de 43% les risques de sortir plus tard de l’école sans diplôme !

Une autre étude démontre que tous les parents bien intentionnés misant sur les dvd pour l’éveil linguistique de leurs petits font fausse route et qu’en plus de ne pas aider leurs bambins en se reposant sur cela, ils appauvrissent leur vocabulaire. Si un enfant entre ses 8 et 16 mois est exposé à une heure de TV par jour, il retiendra 10% de mots en moins que d’ordinaire. Et ce même s’il ne la regarde pas directement, car le simple fait que ses parents soient devant implique qu’ils passent moins de temps à interagir avec lui. Saviez-vous qu’il a été prouvé que le nombre de mots entendus par le petit et prononcés par Papa et Maman prédira le QI de l’enfant et sa réussite scolaire !

D’autre part, la télévision est un facteur important de l’évolution de l’obésité infantile. Si le petit a pour habitude de la regarder, il a 3 fois plus de chances d’être en surpoids, et l’ayant été jeune, 8 fois plus de chances de le rester adulte. On l’explique facilement : manger devant un écran diminue l’impression de satiété (on ingurgitera 30% de nourriture en plus ! avis aux aficionados des TV dans la salle à manger). 

Cela vaut également pour le tabagisme, dont les films sont d’ailleurs la principale cause de conversion chez les jeunes. Car ne vous fiez pas à l’interdiction publicitaire, 70 à 75% des films contiennent des scènes durant lesquelles les personnages fument, personnages d’ailleurs toujours socialement accomplis, enviés par l’ado.

 

La télévision a un impact sur le développement linguistique, neuronale, sur l’attention, l’apprentissage et le comportement. Elle est un danger et un frein au développement cérébral. Et quel meilleur outil de manipulation qu’un écran qu’on a trop longtemps cru incontournable. Si vous ne le faites pas pour vous, pensez à vos enfants, formez une génération éveillée, instruite et curieuse… jetez vos TV.

 

Source : TV Lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision – Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’INSERM

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