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Le printemps arabe : les premiers fruits récoltés en Egypte …

Durant de longues années, de nombreux droits d’employés au sein des pays arabes notamment en Egypte, ont été violés sans aucunes véritables raisons : comme le port du voile ou de la barbe à la télévision ou au sein des aéroports pour les hôtesses de l’air et les stewards.

Une violation aux droits …

En Egypte, certaines compagnies aériennes comme Egyptair, possédaient un règlement intérieur qui interdisait formellement aux hôtesses de l’air de porter un quelconque voile ou encore aux stewards de posséder une barbe. Mais pourtant d’un point de vue législatif, aucune interdiction n’avait été faite à ce sujet, aucune loi en Egypte n’interdisait aux hôtesses de l’air de porter le voile ou encore aux stewards d’avoir une barbe.

Qu’elle fût donc l’excuse de ces sociétés pour justifier la violation de certains droits des employés ?

[pullquote_right]Elles n’avaient pas le droit au voile car Suzanne Moubarak ne le portait pas[/pullquote_right]

Depuis déjà plusieurs années jusqu’au gouvernement de Moubarak, le port du voile ainsi que de la barbe étaient défendus pour les employés de certaines compagnies aériennes ; cependant aucune loi ne l’interdisait. Mais pourquoi donc ces interdictions ? Ces compagnies aériennes auraient, d’après la presse égyptienne, interdit aux femmes ce droit de porter le voile, simplement car Suzanne Moubarak, elle, ne le portait pas. Quant à l’interdiction de la barbe elle aurait été faite pour des causes d’hygiène.

Les premiers fruits de la révolution récoltés

Peu de temps après la révolution égyptienne grâce à laquelle a eu lieu la chute de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak au cours du printemps arabe,  plusieurs manifestations ont été organisées pour mettre fin à ces violations. Aussi, un certain « comité d’hôtesses » a été créé par de nombreuses femmes, dans la compagnie d’Egyptair, pour réclamer les droits qui leurs étaient dus. Suite à toutes ces manifestations et réclamations, la direction de cette compagnie a été mise au pied du mur et a donc finalement été, après quelques mois, obligée de se soumettre à une certaine demande de la part du ministère de l’aviation afin de tolérer le port de la barbe et du voile de ses employés qui revendiquaient leurs droits et demandaient seulement à « pratiquer leur foi tout en portant leur uniforme ».

 Un compromis s’installe

Suite à cela, un accord a été mis en place entre les manifestants d’Egyptair et le ministère de l’aviation, qui affirmerait prendre en compte les postulant(e)s voilées et barbus parmi les 172 employés qui devraient être embauchés très bientôt, selon un communiqué de Mr Imbabi. Les manifestants ont donc cessé leurs manifestations.

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