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Immolations en Palestine: un mort et un survivant

La situation devient de plus en plus désespérée pour la jeunesse palestinienne. En plus de l’occupation, de la colonisation, des attaques et de la mort présente quotidiennement, la population palestinienne fait face à un chômage élevé et à un désespoir grandissant. 

Un mort et une famille désemparée

Il y a quelques jours un jeune s’est immolé par le feu à Gaza City, près de l’hôpital Shifa au niveau de la station de taxis, et il est mort de ses blessures quelques instants plus tard à l’hôpital.

Il a commis cet acte impensable devant tout le monde et devant des policiers du gouvernement du Hamas.

Le chômage endémique à Gaza fait partie prenante du désespoir qui a conduit ce jeune homme de 18 ans, fraîchement diplômé à se donner la mort, son père très malade donc ne pouvant travailler comptait sur lui, tout comme le reste de la famille composée de 8 personnes, pour subsister aux besoins de la maison.

Après avoir occupé divers emplois en étant exploité en travaillant par exemple plus de 13 heures par jour en étant payé 30 shekkels (environ 6 euros) le  jeune Ihab  décida de vendre des choses diverses (chips, biscuits….) sur un stand ambulant, car c’est la seule chose qu’il trouva à faire pour nourrir sa famille et vivre décemment. 

Malheureusement pour lui, même ce travail si simple n’est possible sans autorisations du gouvernement, et il fut arrêté et toute sa marchandise confisquée, ne pouvant se résoudre à rentrer chez lui sans rien et par un immense désespoir, il a d’abord appelé sa maman pour lui dire combien il était désolé et qu’il ne trouvait plus de solutions, et il s’est ensuite aspergé d’essence devant de nombreux témoins choqués et s’est immolé.

 Un autre dans un état grave

A Al Khalil (Hebron) , en Palestine occupée, un autre jeune s’est également immolé par le feu, mais n’est pas mort de ses blessures.

Ce jeune souffrait également du manque de travail et de la situation très difficile à Al Khalil, la hausse des prix, et les colons et extrémistes omniprésents.

Ces deux tragédies nous rappellent tristement le cas de Mohammed Bouazizi, qui s’était immolé par le feu en Tunisie il y a presque deux ans, ce qui avait conduit  à un élan de révolte de la population tunisienne et à la Révolution de Jasmin.

 

 

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