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Gennevilliers : Quatre moniteurs suspendus pour avoir observé le jeûne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mairie de PCF de Gennevilliers (Haut-de-Seine) a suspendu quatre moniteurs parce qu’ils observaient le jeûne du mois de Ramadan.

Danger pour la sécurité des enfants ?

Quatre moniteurs musulmans des Hauts-de-Seine ont été suspendus de leurs fonctions pour avoir observé le jeûne du mois de Ramadan. Ces jeunes musulmans travaillaient dans un centre de vacances dans lequel ils ont débuté le 5 juillet dans les Landes. C’est le BondyBlog qui a révélé cette affaire, face à la médiatisation, leur employeur prétend un danger pour la sécurité des enfants. Soyons honnêtes, ce n’est là, qu’une nouvelle attaque contre les libertés individuelles des citoyens musulmans.

« L’incompréhension et la révolte »

L’avocat des moniteurs, Mohand Yanat, a déclaré l’intention de ces derniers « de saisir le juge compétent pour faire valoir leurs droits » et a ajouté que pour ces jeunes hommes, « c’est l’incompréhension et la révolte ». [pullquote_left]« Ce n’est pas l’état de santé qui dérange mais le fait de pratiquer le ramadan » [/pullquote_left]Ils ont été virés suite à un déjeuner durant lequel le responsable, qui était parmi eux, a remarqué qu’ils ne mangeaient pas, comme le raconte l’un des animateurs. L’avocat indigné fait part de son incompréhension « comment peut-on préjuger des capacités d’une personne eu égard à sa pratique d’une religion ? » Pour lui, « on a déguisé les choses. Ce n’est pas l’état de santé qui dérange mais le fait de pratiquer le ramadan »

Comme l’a assuré Mme Dauvergne, responsable diversité au sein de l’association d’entreprises IMS-Entreprendre pour la cité, « L’entreprise ne peut interdire de manière absolue aux salariés de pratiquer le jeûne, de sauter un repas ou de faire un régime. C’est la liberté individuelle des salariés de se restaurer ou non le midi ».

Depuis quand le ramadan empêche les musulmans d’être actifs et productifs ? N’est-ce pas là, un nouveau déguisement de l’islamophobie française ?

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3 comments

  1. Salam Arlikoum ,
    Voila je viens de lire l’article et je vous explique je suis dans la même situation
    je suis parti en mini séjour et la directrice voyant que je pratiqué le jeune en à informé la direction.
    il mon alors demandé de le rompre ou de quitter le camp j’ai donc décidé de partir du séjour,or je me rend compte qu’il n’avait aucun droit de me mettre dans une tel situation
    De plus, il mon demander de rédigé une lettre de démission ce que je n’ai pas fait.
    Je ne sais pas quoi faire,je ne sais même pas si je suis en droit de demander des dommages et intérêt ou d’exiger qu’il me réintégré dans le camps
    Si vous pouvez m’aider j’en serait ravie …. Barak’ALLAH oufik

    • A3leikoum Salam,

      Voici quelques éléments de réponse qui pourront, je l’espère, vous guider.
      Pour t’effrayer, la direction pourra te citer différents articles du code civil ou du code du travail (ou même de ton contrat de travail) qui impose au salarié de se nourir. Or, l’article 6 des contrats de travail d’animateurs, l’article 1104 du code civil (qui impose le respect du contrat établie entre deux parties) ou encore l’article L. 4122-1 du code du travail (qui impose de faire attention à sa santé et à celle de son entourage quand on travaille) ne sont pas ,ici, applicables.

      En effet, ces articles demandent au salarié de se nourir. Or, le jeune ne consiste pas à se priver totalement de nouriture mais simplement à observer une abstention durant la journée. Ainsi les salariés se nourissent en fin de journée. Le respect du contrat de travail est donc total.

      Vous l’aurez compris, la seule raison qui pourrait pousser votre direction à vous licencier (et nous parlons ici de licenciement, jamais de démission), serait la réalisation de l’article L.1121-1 du code du travail qui dispose que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

      Ainsi, si, en raison de votre jeune, vous vous êtes évanouie ou avait été moins attentive aux enfants qui se sont blessé en raison de votre manque d’attention etc… la bataille sera plus difficile car l’intéret supérieur des enfants est en jeu.
      Si rien de tout cela n’est arrivé (aucun incident), ils ne pourront vous licencier que s’ils arrivent à prouver une faute de votre part (et au regard des articles mentionnés aucune faute exclusivement liée au jeune ne pourra être démontrée), un préjudice (c’est-à-dire un incident : un enfant blessé…) et UN LIEN DE CAUSALITE entre les deux (ils devront prouver que c’est à cause de votre jeune que l’incident est arrivé).
      N’ayez donc aucune crainte.

      Ce qui prouve, par ailleurs, qu’ils sont en tord, c’est la fameuse lettre de démission (qui vous fera perdre vos indémnités, je vous répète donc : ne l’écrivez pas) car la procédure de licenciement ne peut pas avoir lieue sans faute constatée (puisque deux licenciements sont possibles uniquement: le licenciement personnel qui suppose une faute de votre part. Faute qui est, ici, improuvable) et licenciement économique (mais dans le service public et vu les circonstances, il n’y a pas de raison d’avoir des problèmes économiques).

      En espérant vous avoir aider. Pour plus d’information, rendez-vous à la mairie de votre ville ou des avocats spécialisés et gratuits pourront mieux vous guider dans votre démarche.

      Salam.

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