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A Nice, Estrosi veut remplacer une mosquée par un commissariat

                                                                                             Lundi, la mairie de Nice à voté une délibération visant à transformer une salle de prière musulmane en commissariat de police. L’association el-Wajiz, gestionnaire du lieu de culte, juge la décision discriminatoire.

Une décision controversée[pullquote_right] C’est le cinquième lieu musulman que la mairie fait préempter[/pullquote_right]

Le projet est né sous l’impulsion du député-maire Christian Estrosi. Pour le justifier le maire de Nice évoque le fait que local ait été affecté en lieu de culte sans autorisation et qu’il pose des problèmes de sécurité.

En ce qui concerne l’autorisation, Kevin Selles, le président d’el-Waziz, réplique « On a fait un tas de démarches mais on n’a jamais eu de réponses. Ils ne veulent pas nous donner l’autorisation ». Selon lui « C’est le cinquième lieu musulman que la mairie fait préempter. C’est de la discrimination». Il ajoute aussi «  Le maire ne veut pas d’une mosquée dans la rue où il est né». Concernant la sécurité, le président affirme que le local « a été mis aux normes à 100% ».

A propos de la construction d’un poste de police à cet emplacement, Razak Fetnan, conseiller municipal, estime que cela n’a rien d’obligatoire.

Qui plus est, le projet a été annoncé par Christian Estrosi seulement trois jours avant le premier tour des législatives. Les périodes électorales sont décidément dures pour les musulmans…

Un député-maire très controversé[pullquote_left] 138 000 euros pour un jet privé[/pullquote_left]

Ce n’est pas la première controverse dont le maire de Nice fait l’objet. La liste étant bien trop longue, nous ne tiendrons compte que des trente derniers jours…

Christian Estrosi est l’investigateur de la mesure interdisant les drapeaux étrangers et le « folklore » durant les cérémonies de mariages depuis le 2 juin à Nice.

Par ailleurs, le 7 juin, il est assigné en justice pour « excès de pouvoir ». L’élu municipal, Marouane Bouloudhnine lui reproche sa « dérive autocratique » et ses « folies dépensières ». Peut être fait-il allusion au jour où Christian Estrosi a remplacé sa réservation Air France par la location d’un jet privé Falcon pour se rendre à Washington et au 138 000 euros que cela a coûté à l’État…

En 2008, Christian Estrosi avait pourtant assuré qu’il souhaitait que la gestion de la ville de Nice devienne « plus honnête et plus transparente ».

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