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Mohamed Morsi élu président des Egyptiens

Sur la place Tahrir, le peuple égyptien a retrouvé un représentant. Mohamed Morsi, candidat du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) est élu président de la nouvelle Egypte.

Une élection présidentielle comme objectif suprême

On peut le dire, la campagne électorale a été très longue et très dure pour les Egyptiens. Depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, l’Egypte était dans l’attente d’un nouveau représentant. L’ancien président condamné à perpétuité pour ces crimes avérés, a laissé un vide politique en Egypte. Depuis,  deux prétendants majoritaires se sont imposés comme étant les mieux à mêmes de candidater à l’élection présidentielle égyptienne. Il faut dire que le choix imposé aux égyptiens était lourd de sens, soit les égyptiens se tournaient vers Ahmed Chafiq, dernier premier ministre du président sortant, donc revenait d’une certaine manière au système politique d’antan. Soit ils élisaient Mohamed Morsi, membre des frères musulmans qui incarnait quant à lui, la rupture totale d’avec le système politique précédent. Au fond, la situation se résumait à cela: poursuivre la révolte et demander le changement ou alors, avec l’épuisement moral et physique, avec le désespoir qui emplissait certains égyptiens, élire Ahmed Chafiq, lui qui prommettait le rétablissement de la paix et la « pause ». Une pause bien méritée.

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c’est un marché conclu entre l’armée et les Frères

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Le changement, c’est maintenant

A la fatigue et au désespoir possible, les Egyptiens ont donc fait preuve d’une grande ténacité et ont déclaré vouloir continuer. Le changement c’est maintenant, on peut dire que ce slogan français est devenu  l’incarnation du cri du peuple égyptien aujourd’hui. La place Tahrir n’a jamais été aussi symbolique. La foule qui hier demandait le départ d’Hosni Moubarak, acceuille désormais son nouveau président. En effet, la participation au second tour selon la commission électorale, s’élève à 51%. Alors que, la participation lors du premier tour (les 23 et 24 mai) de cette première élection présidentielle avait été de 46%. Concrètement, le nombre de votants s’est élevé à 26,4 millions sur 50,9 millions d’inscrits.

Un président, mais pas que

Mohamed Morsi, nouveau président égyptien a désormais sur les épaules le devenir d’un pays qui depuis des mois ne connaît que ruines, luttes et révoltes. En dépit des fragilités qui ont secoué l’Egypte ces derniers mois, l’heure est à la reconstruction politique, économique et sociale. Mais Mohamed Morsi, ingénieur de 60 ans et diplômé d’une université américaine semble, au vu de l’élection des égyptiens, l’homme de la situation. Malgré son appartenance au Parti de la liberté et de la justice (PLJ), courant politique « islamiste » et malgré que cette révolte ait été, au départ, introduite par les jeunes égyptiens de courant laïcs, les égyptiens ont accordé confiance à cette homme et surtout aux promesses politiques des frères musulmans. Les promesses d’une acceptation du système démocratique, de suffisamment de recul par rapport à la religion prise comme seule source légitime. Le parti politique assure ainsi son indépendance, malgré son appartenance à la confrérie des Frères Musulmans. Une confrérie créée en 1928 par Hassan al-Banna,  interdite en 1954 en Egypte même si elle bénéficiait sommes toutes, d’une tolérance sous le régime de Moubarak. Mais la contestation semble ne faire que commencer,  les partisans d’Ahmed Chafiq déplorent ce choix politique, ils estiment que ce dernier est fait par défaut, que « c’est un marché conclu entre l’armée et les Frères », parce que sommes toutes, « l’armée a peur que le pays s’engage dans la violence ».  (source AFP)

 

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