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Birmanie : Minorité musulmane martyrisée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des émeutes violentes opposent depuis plusieurs jours la minorité  musulmane (4%), discriminée depuis plusieurs années en Birmanie, à la majorité bouddhiste (89%).

A l’origine des émeutes : Dis pèlerins lynchés

Des émeutes violentes opposant principalement la majorité bouddhiste (les Rakhines) à la minorité musulmane , (les Rohingyas) embrase la Birmanie depuis plusieurs jours. Les émeutes ont éclaté dans le nord de l’État Rakhine pour ensuite se propager dans tout le pays notamment au niveau de la capitale Sittwe ou les bandes rivales armées (couteaux, bambous affûtés..) tuent et incendient les maisons. Ses représailles sanglantes ont  pour origine l’événement tragique et cruel, qui a eu lieu le 3 juin dans le sud de l’État, dix pèlerins avait été lynchés par une foule en colère suite au viol et à l’assassinat d’une jeune femme bouddhiste. Pour Tomas Ojea Quintena, rapporteur spécial au Nations Unies,[quote] les « origines » de ces affrontements sont liées aux discriminations dont sont victimes les musulmans, et en particulier les Rohingyas.[/quote]Les violences entre musulmans et bouddhistes dans l’ouest de la Birmanie ont fait 29 morts, chiffre n’incluant pas les 10 musulmans frappés à mort, et plus de 30.000 personnes déplacées dans les deux communautés depuis vendredi dernier. Un Bilan partiel puisque les informations proviennent notamment de médias officiels qui semblent jusque là, ignorer les victimes musulmanes.

Une minorité martyrisée

Ce n’est pas la première fois que cette communauté est visée en Birmanie, elle est tyrannisée depuis l’indépendance en 1948. En 1978, une campagne de terreur avait été lancée par l’armée birmane, ce qui a mené 200.000 d’entre eux à fuir au Bangladesh. Une loi birmane les a par la suite dépouillé de leur nationalité en 1982. Ils ont ensuite été les cibles d’opérations d’éradications en 1991-1992. Les Rohingyas subissent des violences comme la confiscation des terres, le travail forcé, l’interdiction de se déplacer ou de se marier sans l’accord de l’état, etc. Toutes ces raisons les poussent à fuir leur pays.[quote] Ils sont aujourd’hui plus nombreux hors de Birmanie (plus d’un million), où ils mènent une vie de clandestins ou de réfugiés, que dans leur pays d’origine, environ 800 000.[/quote]Rejetés, stigmatisés et violentés, les Rohingyas sont considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète. Ils sont étrangers dans leur propre pays. Célestine Foucher, porte-parole d’Info Birmanie, jointe par 20 Minutes, appelle « toutes les parties à agir avec retenue et les autorités à ouvrir des discussions. Il faut que le gouvernement birman mette fin à la discrimination contre les 800.000 Rohingyas (musulmans) du pays. Ce sont des apatrides, qui ne font pas partie des minorités ethniques reconnues par le pouvoir ». Cette fois encore, des tracts de propa­gande anti-Rohingyas circulaient depuis des semaines et, selon plusieurs témoins, les forces de sécurité ont prêté main-forte aux miliciens bouddhistes comme cela avait été fait à plusieurs reprises par les autorités birmanes.

[pullquote_right]Ils sont étrangers dans leur propre pays. [/pullquote_right]

 

 

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