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La Journée de la Femme en Palestine

 

 

 

En Palestine occupée, les arrestations, les humiliations, la prison et la mort, ne font pas de distinctions. Que l’on soit un homme, une femme, un enfant ou une personne âgée  ne fait pas de différence pour le régime israélien, qui enferme, torture, et tue qui il veut, tout ça au grand jour, devant le monde entier et la communauté internationale.

 

 

 

 

 

 

Deux enfants martyrs et un autre emprisonné

Le 6 mars 2012, deux enfants Palestiniens sont morts à Sa’ir en Palestine par la faute d’Israël.
Hamza Jaradat, 13 ans et Ziyad Jaradat, 12 ans, ont été tués délibérément par l’armée sioniste qui laisse derrière elle plus d’un million de mines terrestres et de munitions dans les territoires occupés. Pourtant une loi a été votée à la Knesset (le parlement israélien) concernant le déminage qui devait être effectué sur les terres Palestiniennes.
Malheureusement c’est trop tard pour Hamza et Ziyad, deux des innombrables victimes de l’armée israélienne qui laisse délibérément, ou néglige de retirer les armes et mines qu’elle a caché dans les territoires Palestiniens, et les enfants en sont trop souvent les victimes, du fait de leur curiosité, et de l’envie de jouer avec ce qu’ils trouvent.

Pendant qu’à Naplouse, les forces d’occupation israéliennes ont placé en détention un enfant de 13 ans.
Muhammad al-Tanji Abu Thira a été emmené à la prison de Majedo en Israël, selon une déclaration de sa mère Latifa au l’agence d’information Ma’an, Latifa est une ancienne détenue qui avait été libérée en octobre dernier dans le cadre de l’échange de prisonniers entre Israël et le Hamas.
Nous sommes donc en droit de nous demander la raison de cette arrestation.
Le porte-parole de l’armée israélienne n’a pas souhaité répondre aux demandes de commentaires.

 

Et la journée internationale de la Femme en Palestine 

Concernant la prisonnière politique Palestinienne Hana Ash-Shalabi dont nous vous parlions il y a quelques temps, elle en est aujourd’hui à son 22ème jour de grève de la faim, pour protester contre sa détention administrative illégale et pour exiger sa libération immédiate et inconditionnelle.
Hana fait partie des détenus re-arrêtes par les forces israéliennes ces dernieres semaines, alors qu’elle avait été libérée en décembre dernier dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers Palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit.
Plusieurs groupes de défense des droits de l’homme en Palestine, se disent très préoccupés par son état de santé, et tiennent Israël pour responsable de son état.

Une libération proche ? 


Mercredi soir, le juge du tribunal militaire israélien d’Ofer, a déclaré qu’il prendra une décision finale sur le recours déposé par l’équipe de défense d’Hana en milieu de semaine prochaine.
Son avocat Mahmoud Hassan déclare à l’agence d’information Ma’an, que le fait de retarder le verdict donne à la poursuite et à la défense la possibilité de parvenir à un accord sur le cas d’Hana.
Il a ajouté que malgré le fait qu’Hana ait perdu 10kgs et en dépit de la détérioration de son état de santé, elle insiste pour continuer sa grève de la faim jusqu’à ce qu’Israël mette fin à sa détention illégale.
Mahmoud Hassan a en outre déclaré que le juge israélien ne permet pas au père d’Hana de la voir, même de loin et a ordonné que la porte de la cour reste fermée pendant les délibérations, Hana a été menottée et tenue pendant son transport à la cour, et une des femmes soldats a essayé de lui faire subir une fouille corporelle devant d’autres détenues, avant son transfert du centre de détention, et quand Hana a refusé cette fouille, elle a été menacée et on l’a prévenue qu’elle serait « sévèrement punie ».
Pendant ce temps, des militants des droits de l’homme et des responsables, tenaient une conférence pour exiger la libération d’Hana Ash-Shalabi. Ils ont déclaré qu’Hana avait commencé sa grève de la faim le 16 fevrier après avoir été emprisonnée, et elle a déclaré qu’elle est déterminée à poursuivre sa grève jusqu’à ce qu’elle soit libérée et jusqu’à ce que les soldats qui l’ont attaquée et battue au cours de son arrestation soient punis pour leur crime. Elle a également été violentée à plusieurs reprises alors qu’elle était amenée au tribunal et pendant le trajet du retour à la prison d’Hasharon.

Il y a actuellement plus de 300 Palestiniens, dont 20 députés élus, qui sont emprisonnés sous des ordres de détention administrative, en violation directe et totale de la loi internationale.

L’Autorité Palestinienne appelle le régime israélien à libérer Hana Ash-Shalabi, des responsables ont déclaré mercredi que la tragédie de cette femme détenue devait se terminer et qu’elle devait être libérée immédiatement.

 

Sa mère appelle à l’aide

De son côté à Jenine, la mère d’Hana Badiya Shalabi appelle la communauté internationale à sauver sa fille, dans une déclaration  à Al-Haq, une organisation des droits de l’homme
[pullquote_left]« Je demande que le monde soit avec elle maintenant, ma fille est en train de mourir en prison, nous sommes également en train de mourir, ceci est mon appel au monde »[/pullquote_left]
Badiya, la mère d’Hana, refuse également la nourriture. « Tant que ma fille est en grève de la faim, je ne serais pas en mesure de manger. Je suis une mère. Chaque fois que je vois de la nourriture je pense à Hana. »
Elle a ajouté :[pullquote_right] « Ma vie s’est effondrée après que Hana a été arrêtée, je suis distraite toute la journée et la nuit, je pense à Hana et je pleure pour elle. »[/pullquote_right]

 

Dans un appel conjoint des organisations Palestiniennes des droits de l’homme, ils ont exhorté le monde à manifester leur solidarité avec Hana et d’exiger sa libération immédiate.
« Hana ne doit pas être obligée d’attendre 66 jours avant que le monde se dresse et prenne acte », en comparaison avec le cas du Cheikh Khader Adnan libéré après 66 jours de grève de la faim.

 

Une manifestation non-violente pour la Journée de la femme réprimée violemment par Israël

Aujourd’hui, toujours à l’occasion de la Journée internationale de la femme,  et pour soutenir Hana Ash-Shalabi, des femmes ont organisé un rassemblement pacifique au check-point de Qalandia, mais se sont retrouvées face à l’armée d’occupation israélienne qui a fait l’usage d’une grande violence à leur encontre, en utilisant, entre-autres, des grenades lacrymogènes, des balles de métal revêtues de caoutchouc, des canons à eau ainsi que le « screamer »  ( un dispositif qui émet des ondes sonores très aiguës  pouvant causer un assourdissement).

[quote]« Bien qu’aucun palestinien n’est laissé intact par l’occupation, il est vrai que les femmes sont, dans de nombreux cas, doublement affectées par les pratiques illégales d’Israël », déclaration tirée de l’appel des organisations Palestiniennes des droits de l’homme. « Toutefois, l’internement affecte également un grand nombre de femmes palestiniennes indirectement.  Ces épouses, mères, sœurs et filles des détenus qui cherchent à maintenir des structures communautaires et familiales pendant qu’elles attendent indéfiniment la libération des membres de leurs  famille ».[/quote]

Janan Abdou, une  militante  féministe palestinienne et la femme du prisonnier politique Ameer Makhoul, a déclaré  que la journée  est particulièrement importante pour les femmes palestiniennes.

« En Palestine, la Journée de la femme est une journée de lutte. Malgré les réalisations de certaines choses importantes, qui ont été obtenues à la suite d’une  longue lutte, nous ne devrions pas encore célébrer ça, nous sommes encore les femmes palestiniennes, que ce soit en Palestine en 1948 ou en Cisjordanie et à Gaza ou la souffrance de la diaspora,  du colonialisme, l’occupation , la discrimination et le racisme « , déclare t-elle  dans un communiqué.

[quote]« Nos femmes paient le prix en captivité, en détention,les enquêtes  et les insultes, et paient  le prix de l’occupation israélienne, la plus longue durée de vie et le colonialisme. »[/quote]

Israël maintient une occupation militaire de la Cisjordanie, et un siège sur la bande de Gaza. L’Etat juif continue  l’extension des colonies illégales en Cisjordanie, au mépris du droit international et au détriment des Palestiniens autochtones.

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