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Liberté d’expression ? Pas quand il s’agit d’Israël…

On nous parle souvent de la France, pays des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression, mais tout ça c’est de la théorie. Paradoxalement les attaques et les insultes envers l’Islam par exemple sont tout a fait tolérées et on nous demanderait  presque de les accepter et d’en rire. Mais dès qu’il s’agit de parler d’Israël, de ces méthodes, et de l’apartheid que subit le peuple Palestinien, là bizarrement on a le droit de rien dire, sous peine d’être taxé d’antisémite.

 

 

Des étudiants et des chercheurs qui veulent débattre de la situation Israélo-Palestinienne

Un colloque organisé par le collectif Palestine Paris 8 (de l’université Paris 8 ) devait se tenir dans les locaux de l’université hier et aujourd’hui (27 et 28 février 2012) ayant pour thème  » Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid ? « . De nombreux chercheurs et intervenants y participèrent.

Ce colloque avait, dans un premier temps été autorisé par Pascal Binczak, président de Paris 8, qui l’a ensuite annulé le vendredi 17 février pour « risque à l’ordre public », et donc le collectif Palestine Paris 8 a déposé un référé-liberté auprès du Tribunal administratif de Montreuil afin d’obtenir l’annulation de cette décision.

Tout cela suite à des pressions du CRIF  et d’autres institutions sionistes. Pascal Binczak a également fait fermer l’université pour ces 2 jours, privant des milliers d’étudiants de cours.

Le 24 février, le tribunal a rejeté la  requête du collectif, estimant que cette décision de retrait ne porte pas « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés de réunion et d’expression dans une institution vouée à la réflexion »

Le collectif a alors déposé une requête au tribunal administratif  le 27 février, en attaquant le président de l’université pour excès de pouvoir, et La Bourse du Travail de St Denis a été mise à disposition afin d’assurer la tenue de ce colloque.

Des réactions légitimes

Dans un communiqué publié samedi le Collectif Palestine Paris 8 estime que « le rejet du référé traite de l’urgence, mais laisse entier le débat sur le fond. [pullquote_right]Aucune loi et aucune décision de justice n’interdit aujourd’hui a des étudiants d’inviter dans une université des chercheurs et des spécialistes du conflit opposant Israël aux Palestiniens pour y présenter leurs travaux et leurs opinions » .[/pullquote_right]

« Nous sommes un collectif d’étudiants de Paris 8, dont l’objectif est d’entretenir et de développer les débats au sein de notre université, nous avons invité plusieurs universitaires et chercheurs, dont les travaux ont le droit d’être présentés dans une université. Nous tenons à ce que notre université demeure un lieu de débat et de libre expression, malgré les intimidations des uns et la timidité de l’autre ».

Le colloque a donc eu lieu, malgré le volte-face du Président de l’Université qui a osé suggérer dans un article paru dans le journal Le Monde (le 25 février) , que ce colloque aurait pu donner lieu à des « dérapages antisémites ». Accusation infâme selon le Collectif.

Un autre article paru le même jour dans Le Monde,  signé par François Dubuisson, professeur de Droit à l’Université libre de Bruxelles, Ivar Ekeland, président honoraire du conseil scientifique de l’ENS et de Paris-Dauphine, et 10 autres intervenants au colloque, critiquait la décision de Pascal Pinczak qui porte atteinte à la liberté d’expression.

En voici un cours extrait:  « Le CRIF se dit « heurté » que soit discutée la pertinence du concept d’apartheid pour Israël et considère que « le thème du boycott » d’Israël est illégal. Le colloque serait discriminatoire, illicite et pourrait provoquer des « troubles à l’ordre public ». Le BNVCA va plus loin en dénonçant « un colloque (qui) procède de la pire propagande palestinienne qui, depuis onze ans, incite à la haine de l’Etat juif ». Le site du CRIF a même mis en ligne des (pseudo)-biographies des intervenants, dans une logique maccarthyste « .

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/24/un-colloque-sur-l-apartheid-en-israel-a-nouveau-censure_1648057_3232.html

 

 

 

 

 

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