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Ces femmes Palestiniennes obligées d’accoucher aux check-points israéliens.

La situation médicale est encore un autre aspect catastrophique de l’occupation israélienne en Palestine.                                                                         Les ambulances n’ont pas la liberté de circuler qu’elles devraient avoir, et pour les malades ou bien les femmes sur le point d’accoucher, se rendre à l’hôpital relève presque toujours du parcours du combattant.

                                             

 L’étude d’Halla Shoaibi.

Une revue médicale  anglaise « The Lancet »                                                               a publié plusieurs études  sur la santé dans les territoires Palestiniens occupés dont une étude  d’ Halla Shoaibi  de l’université Ann Harbor dans le Michigan, U.S.A. sur les naissances aux check-points (postes de contrôle) israéliens, L’IRIN  un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies a attiré l’attention sur ces études.

Halla Shoaibi a realisé cette étude de 2000 à 2007 et a constaté dans cette période  que 10% des femmes Palestiniennes enceintes se rendant à l’hôpital pour accoucher avaient été retardées aux check-points et elle a rapporté les chiffres  suivants :

– 69 bébés sont nés aux check-points.

                            – 35 bébés et 5 méres sont morts aux check-points.

Elle considère ce résultat comme équivalent à un crime contre l’humanité. Généralement le type et la gravité de ces décès ne sont pas enregistrés.

 

Et  les Nations Unies ? 

Les lois nationales et internationales sont floues sur les conséquences et sur les pénalités de retard arbitraires que subissent ces femmes enceintes en plein travail en route pour l’hôpital; depuis avril 2005, la Commission des Nations Unies sur les Droits de l’Homme a adopté plusieurs résolutions, sans pour autant qu’aucun recours juridique n’ait été pris pour régler la question de ces femmes enceintes Palestiniennes accouchant aux check-points israéliens.

 

Mortalité et réalité, crime contre l’humanité.

L’objectif de cette étude est de décrire le contexte difficile de l’accouchement dans les territoires Palestiniens occupés et les effets de ces check-points pour les femmes enceintes  qui veulent se rendre à l’hopital pendant le travail.  Le statut de la mortalité maternelle et infantile au check-points (postes de contrôle) dans le contexte du droit international sont considérés comme des crimes contre l’humanité en conformité avec le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.

Pour cette étude des recherches documentaires et juridiques ont été effectuées ainsi que des  analyses de cas, avec des données provenant des affaires pénales déposées au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et  au  Tribunal pénal international pour le Rwanda.

 

Donner naissance en Palestine, un acte de survie.

A cause de ces difficultés, face à l’incertitude et aux retards  beaucoup de femmes font le choix d’accoucher chez elles dans des conditions parfois précaires, acceptent  d’accoucher sans équipement  hospitalier ni normes de soins et avec des risques accrus pour elles et leurs bébés. Elles  évitent les déplacements routiers de peur de ne pas pouvoir se rendre à l’hôpital à temps, des données indiquent que seulement 8% des naissances avaient lieu à domicile en 1999 contre 33% en 2002.

Pour choisir où elles vont accoucher, les femmes Palestiniennes, contrairement a celles de la plupart des pays, n’ont pas seulement à chercher la disponibilité, la place et la qualité des services, mais plutôt si elles auront la possibilité d’atteindre la maternité de l’hôpital pendant le travail,  et si le check-point ne sera pas fermé.

 

Encore un crime de guerre commis par Israel.

Le refus de passage aux femmes Palestiniennes sur le point de donner naissance, provoque  un nombre accru d’accouchements  aux check-points ou sur la route de l’hôpital, et est  conforme avec les critères de l’article 7(1)(k)  du statut de Rome de la cour pénale internationale pour les crime contre l’humanité. A savoir les « autres actes inhumains d’un même caractère causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique, la santé physique ou la santé mentale » . Combiné avec « une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile ».

 

Encore un acte cruel de plus que vit le peuple Palestinien, les atteintes physiques, mentales, culturelles, religieuses, médicales, ne sont qu’un échantillon du quotidien des femmes, des hommes, des familles et des enfants Palestiniens.

Un quotidien rythmé par le bon vouloir de l’occupation israélienne et dans lequel ce qui nous semble ici basique, comme étant la routine, est là bas presque impossible et dangereux.

 

Check-points israéliens en Palestine.

Au check-point de Kalandia situé entre Ramallah et Al-Quds (Jerusalem) , comme a tous les check-points israéliens, il est très difficile  de circuler une  femmes contrainte d’accoucher là en souhaitant se rendre à l’hopital.

Vidéo : Une femme Palestinienne bloquée au check-point israelien de Kalandia accouche dehors.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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