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Syrie : la face cachée du conflit

 

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Cela fait plusieurs mois maintenant que la « tête syrienne » réprime son peuple. Suite au printemps arabe, aux révolutions tunisienne et égyptienne, les syriens veulent à leur tour se faire entendre.

« Les autorités syriennes répriment dans le sang les manifestations d’opposants. Pourtant la communauté internationale est d’une prudence de serpent. »

Le leader syrien Bachar el-Assad semble avoir prit pour modèle le colonel el-Khadafi. En effet, son refus de toute rébellion, sa mégalomanie et sa manière de guider le pays sont similaires aux méthodes du Chef de la révolution libyenne.

A moins que ce ne soit le contraire : d’après les spécialistes, il semblerait que Bachar el-Assad soit le précurseur dans ce domaine. Il a instauré un pouvoir autoritaire et familial, dirige le pays d’une main de fer et refuse toute opposition allant même jusqu’à la torture.

Ainsi ce qui se passe depuis la révolution de jasmin n’est pas une surprise. Les bains de sang sont fréquents. Ceci explique t-il le peu de réaction de la communauté internationale?

A en croire plusieurs études non. Alors que les « héros occidentaux » bombardent par l’aviation la Libye  en essayant d’éviter les civils (Voyez vous…), le président syrien n’est pas inquiété.

Et pour cause, la communauté internationale ne compte pas s’immiscer dans ses affaires. Les raisons sont nombreuses mais secrètes. Parmi elles un enjeu stratégique très important : La volonté de ne pas déstabiliser le pays frontalier à la Turquie, à l’Irak, à la Jordanie, au Liban et puis Israël bien évidemment. Rappelons que l’Etat hébreu n’est pas insatisfait du régime d’Assad qui va dans son sens et ne l’embête pas. Israël n’a jamais eu besoin d’utiliser la force face aux syriens. Les syriens ont aussi des alliés au Hezbollah et les évènements pourraient s’affoler en cas d’intrusion occidentale. Enfin, la Syrie est un pays laïc et cela arrange bien les occidentaux qui ne veulent pas provoquer une montée des frères musulmans (la majorité des syriens étant sunnites).

Des questions s’offrent donc à nous : où est passée notre indignation? Où est leur droit d’ingérence, principe posé en 2005 et qui a permit l’invasion libyenne? Que fait la jurisprudence de l’ONU qui veut protéger les populations?

Pendant que nous tenterons d’avoir les réponses, la Syrie sombrera encore un peu plus.

 

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